Réconciliation avec le Hamas : Le Quartet salue le retour de l’AP à Gaza
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Réconciliation avec le Hamas : Le Quartet salue le retour de l’AP à Gaza

Les envoyés des États-Unis, de Russie, de l’UE et de l'ONU affirment qu'il est critique que l'AP reprenne le contrôle de Gaza pour une "paix durable"

Le premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah, à gauche, et l'ancien Premier ministre et dirigeant du Hamas à Gaza Ismail Haniyeh, à Gaza Ville, le 9 octobre 2014. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Le premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah, à gauche, et l'ancien Premier ministre et dirigeant du Hamas à Gaza Ismail Haniyeh, à Gaza Ville, le 9 octobre 2014. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Les envoyés des États-Unis, de Russie, de l’Union européenne et des Nations unies – le Quartet pour le Moyen Orient – ont salué l’imminent retour de l’Autorité palestinienne (AP) à Gaza, dans le cadre des efforts de réconciliations avec le groupe terroriste Hamas qui dirige l’enclave.

Dans un communiqué, le Quartet a salué les efforts mis en œuvre par l’Égypte pour encourager le Hamas à faire un pas vers le Fatah, le parti du Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, basé en Cisjordanie. Il a indiqué que la reprise du contrôle de Gaza par l’AP « est cruciale pour les efforts qui mèneront vers une paix durable ».

« [Les délégués] ont exhorté les partis à prendre des mesures concrètes pour réunir Gaza et la Cisjordanie sous l’égide de l’AP. Cela facilitera la fermeture des postes-frontières, tout en prenant en compte les préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité, et permettra de débloquer le soutien international pour la croissance de Gaza, sa stabilité et sa prospérité, qui sont cruciaux aux efforts qui mèneront vers une paix durable », a déclaré le Quartet.

« Les envoyés du Quartet se tiennent prêts à collaborer avec Israël, avec l’Autorité palestinienne et avec la région pour soutenir ce processus », poursuit le communiqué.

Le Quartet a également appelé la communauté internationale à se pencher sur « la sévère crise humanitaire » à Gaza, qui s’est empirée ces derniers temps, parce qu’Abbas a fait pression sur le Hamas en réduisant l’approvisionnement en électricité dans la bande de Gaza, et en appliquant des coupes budgétaires dans les salaires de ses employés à Gaza.

« Les délégués ont affirmé que la sévère crise humanitaire à Gaza, et notamment la pénurie d’électricité, très handicapante, et son impact sur le bien-être sanitaire, social et économique de la population, doit être pris en compte. Le Quartet encourage la communauté internationale à agir en fonction. »

Fondé à Madrid en 2002, le Quartet comprend des représentants de quatre groupes – les Etats-Unis, les Nations unies, l’Union Européenne et la Russie – qui tentent de trouver une médiation au conflit israélo-palestinien. Le groupe a été accusé par Israël de partialité à l’encontre d’Israël, et par les pays arabes de partialité contre les Palestiniens.

Dans le cadre des efforts de réconciliation, l’AP a déclaré lundi que son Premier ministre Rami Hamdallah se rendrait à Gaza la semaine prochaine pour commencer à évaluer le contrôle de l’AP.

Le Fatah et le Hamas s’affrontent depuis que le Hamas a violemment pris contrôle de la bande de Gaza en 2007. Depuis, les deux groupes opèrent distinctement sur le plan administratif.

La semaine dernière, le Hamas a indiqué qu’il avait donné son accord pour la résolution du schisme avec le Fatah d’Abbas, annonçant qu’il dissoudra l’organe perçu comme un gouvernement rival, à savoir la Commission administrative – et qu’il était prêt à organiser des élections.

Le communiqué a fait suite aux négociations organisées par les dirigeants égyptiens avec les responsables du Hamas, et dans le cadre de la crise humanitaire qui ravage Gaza.

On ne sait pas encore si ces mesures résulteront en des actions concrètes en faveur de la fin du schisme. En effet, de nombreux efforts de réconciliations ont déjà échoué par le passé.

Le Hamas continue actuellement à gérer une administration distincte de facto et est responsables des forces de sécurité à Gaza.

Bien qu’Abbas ait salué l’annonce de la dissolution de la Commission administrative, il ne s’est pas engagé à lever les sanctions imposées à la bande de Gaza.

Les derniers efforts de réconciliation entre le Fatah et le Hamas remontent à la tentative du président américain Donald Trump de relancer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Il a rencontré séparément Abbas et le Premier ministre Benjamin Netanyahu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies la semaine dernière.

Lors d’une conférence des donateurs internationaux la semaine dernière, l’envoyé spécial de Trump, Jason Greenblatt, a critiqué la façon dont le Hamas dirige la bande de Gaza et a appelé l’AP à reprendre le contrôle de l’enclave, et a exhorté la communauté internationale à tout mettre en œuvre pour y arriver.

L'envoyé pour la paix du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt (à gauche), dans un tunnel terroriste du Hamas près de la bande de Gaza avec le coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) Yoav 'Poly' Mordechai le 30 août 2017 (Crédit : Bureau du porte-parole du COGAT)
L’envoyé pour la paix du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt (à gauche), dans un tunnel terroriste du Hamas près de la bande de Gaza avec le coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) Yoav ‘Poly’ Mordechai le 30 août 2017 (Crédit : Bureau du porte-parole du COGAT)

« L’allègement des souffrances à Gaza n’aura lieu que lorsque l’ensemble des parties concernées se réuniront pour aider les Palestiniens et isoler le Hamas », a-t-il dit, accusant le Hamas de détourner les fonds destinés à la population civile pour les réinjecter dans l’infrastructure du terrorisme.

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