Roumanie : feu vert à l’arrestation de 3 hommes d’affaires israéliens
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Roumanie : feu vert à l’arrestation de 3 hommes d’affaires israéliens

Une requête similaire visant un quatrième homme d'affaires, Moshe Agavi, a été rejetée

Drapeau de la Roumanie (Crédit : Domaine public)
Drapeau de la Roumanie (Crédit : Domaine public)

Un tribunal roumain a donné mardi son feu vert à l’arrestation de trois hommes d’affaires israéliens, dont le milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz, poursuivis dans un dossier de restitution illégale de biens.

La Cour d’appel de Brasov (centre) a admis la demande du Parquet anti-corruption roumain (DNA) visant l’arrestation provisoire en absence, pour une période de 30 jours, de Tal Silberstein, Shimon Shevez et Beny Steinmetz, a indiqué à l’AFP son porte-parole.

Une requête similaire visant un quatrième homme d’affaires, Moshe Agavi, a été rejetée. La décision de mardi n’est pas définitive, pouvant être contestée par les personnes visées.

Si elle était confirmée par une instance supérieure, cette décision devrait être suivie de la délivrance de mandats de recherche internationaux.

Le diamantaire Beny Steinmetz, propriétaire de la controversée société minière BSGR, est soupçonné avec M. Silberstein et M. Shevez de « création d’un groupe criminel organisé » à partir de novembre 2006, de « trafic d’influence » et de « complicité de blanchiment d’argent ». Cette affaire aurait provoqué une perte de 135 millions d’euros à l’Etat roumain.

Pour sa part, Moshe Agavi est accusé d’avoir « adhéré à un groupe criminel organisé ».

Selon le DNA, le but du groupe, comprenant également un homme d’affaires roumain, était de « récupérer tous les biens réclamés illégalement par l’inculpé » Paul de Roumanie, membre de l’ancienne famille royale.

Les hommes d’affaires auraient « donné de l’argent et des biens » à des fonctionnaires pour les inciter à agir en faveur de Paul. Ce dernier aurait promis en échange aux membres du groupe une commission pouvant aller jusqu’à 80% de la valeur de chaque propriété récupérée.

En 2008, Paul est devenu propriétaire d’une forêt du nord de Bucarest, évaluée par le DNA à 135 millions d’euros, en vertu de « documents incomplets et sans prouver qu’il en était l’héritier légitime », selon les procureurs. Il est actuellement assigné à résidence.

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