Se moquant de Nasrallah, l’armée affirme n’avoir pas oublié son anniversaire
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Se moquant de Nasrallah, l’armée affirme n’avoir pas oublié son anniversaire

L'armée affirme que l'Iran et la Syrie envoient des armes au groupe terroriste libanais, ajoutant que le meilleur cadeau pour le peuple libanais serait d'être libéré de Nasrallah

Les partisans du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah réagissent avec les poings serrés en regardant le discours du leader du mouvement Hasan Nasrallah, transmis sur grand écran dans la banlieue sud de Beyrouth, la capitale libanaise, le 2 septembre 2019. (Photo par l'AFP)
Les partisans du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah réagissent avec les poings serrés en regardant le discours du leader du mouvement Hasan Nasrallah, transmis sur grand écran dans la banlieue sud de Beyrouth, la capitale libanaise, le 2 septembre 2019. (Photo par l'AFP)

L’armée israélienne a rassuré mardi le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qu’elle n’avait pas oublié son anniversaire, contrairement à ses meilleurs amis en Syrie et en Iran.

Un tweet de Tsahal se moquant de Nasrallah et de ses patrons est survenu après des jours de tensions à la frontière nord.

« C’était l’anniversaire du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah samedi, et il pensait que personne ne s’en souvenait », a ajouté Tsahal sur Twitter : « Ne t’inquiète pas, on l’a fait ! »

Le tweet présentait une discussion fictive sur WhatsApp entre Nasrallah, le dictateur syrien Bashar el-Assad et le général Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods des Gardiens de la Révolution en Iran, avec le titre « Vous avez oublié mon anniversaire ».

Dans la conversation, ils présentent leurs excuses et disent qu’ils étaient un peu occupés ces derniers jours.

Soleimani se dit de nouveau désolé, expliquant que certains des cadeaux qu’il a envoyés ne sont pas arrivés, une référence apparente à l’armée israélienne qui intercepte et détruit des convois d’armes.

Il énumère ensuite les systèmes d’armes qu’il tente d’envoyer, tandis que Nasrallah exige des missiles guidés de précision. « C’est le cadeau que je veux le plus », dit-il.

Le clip se termine par un appel à cesser d’armer le Hezbollah. « Le peuple libanais mérite un cadeau, celui d’être libéré du Hezbollah », peut-on lire.

Ces dernières années, le compte Twitter @IDF a commencé à adopter le vocabulaire des réseaux sociaux, en utilisant le langage, les mèmes et, notamment, le sarcasme de façon peu commune aux grandes institutions gouvernementales, qui lui ont permis d’obtenir plus d’un million d’abonnés.

Plus tôt mardi, Tsahal a annoncé avoir identifié une installation au sud du Liban utilisée par le Hezbollah pour convertir et fabriquer des missiles à guidage de précision.

Le complexe situé près de Nabi Sheet dans la vallée de la Bekaa au Liban a été créé il y a plusieurs années par l’Iran et le Hezbollah pour la fabrication d’armes, a déclaré l’armée dans un communiqué, moins de deux semaines après une attaque de drone à Beyrouth attribuée à Israël qui aurait endommagé des éléments essentiels du projet.

Une photo aérienne de ce que l’armée israélienne dit être une installation du Hezbollah conçue pour fabriquer des moteurs dans la vallée libanaise de la Bekaa. (Armée israélienne)

Dans un discours télévisé samedi, Nasrallah a déclaré que bien que son organisation soutenue par l’Iran possède des missiles de précision, aucune production ne se faisait actuellement au Liban.

On estime que le Hezbollah possède plus de 150 000 missiles, mais seul un petit nombre d’entre eux peuvent être dirigés vers des sites spécifiques. Israël craint que, dans une guerre future, le groupe terroriste n’utilise un déferlement de missiles de précision pour attaquer des installations sensibles et submerger son réseau de défense aérienne.

Des avions israéliens ont effectué des frappes aériennes en Syrie pour contrecarrer les efforts de l’Iran visant à introduire clandestinement des armes avancées au Liban, selon les autorités. Jérusalem pense que Téhéran essaie maintenant de développer la production locale de l’autre côté de sa frontière nord en raison du danger que représente le transfert de ces armes entre l’Iran et le Liban.

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