Sécurité renforcée autour d’un élu ayant requis une enquête sur Netanyahu à la haute cour
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Sécurité renforcée autour d’un élu ayant requis une enquête sur Netanyahu à la haute cour

Erel Margalit a été menacé après avoir réclamé une enquête sur certains accords passés par le Premier ministre et après avoir condamné les appels à ce que le soldat Elor Azaria soit gracié

Erel Margalit, alors député de l'Union sioniste. (Crédit : autorisation)
Erel Margalit, alors député de l'Union sioniste. (Crédit : autorisation)

Les gardes de la Knesset ont reçu l’ordre, vendredi, de renforcer les mesures sécuritaires de protection autour du parlementaire issu du parti de l’Union Sioniste Erel Margalit, après que ce législateur d’opposition a reçu des menaces.

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, à l’origine de la demande, a indiqué dans un tweet que cette démarche était justifiée par “une escalade des menaces” contre Margalit, sans toutefois donner plus de détails. « Nous devons tous prendre des mesures face aux incitations [à la violence] émises à l’encontre des législateurs et des militaires », a expliqué Edelstein.

Ces menaces surviennent vingt-quatre heures après que Margalit a co-signé une pétition adressée à la Haute-Cour de Justice, demandant qu’une enquête pleine et entière soit faite sur les rapports attestant de l’implication de Netanyahu dans des affaires véreuses qui avaient été conclues avec une entreprise allemande de construction navale et un criminel français.

Il avait également condamné sur Facebook les appels à ce que le soldat Elor Azaria, condamné cette semaine pour homicide, soit gracié.

On ignore pour le moment pour laquelle de ces deux prises de position Margalit a été menacé.

Cette initiative survient également quelque jour après que la sécurité a été accrue autour des juges impliqués dans la condamnation d’Azaria, reconnu coupable du meurtre d’un terroriste palestinien qui avait déjà été neutralisé au moment de sa mort, au mois de mars dernier.

Des milliers de menaces de violence contre les magistrats ont émergé sur les réseaux sociaux et ailleurs.

Selon Vigo, une société de suivi des médias sociaux, environ 2 500 posts publiés en ligne, dès jeudi après-midi, contenaient également des menaces à l’encontre du chef d’Etat Major de Tsahal Gadi Eisenkot en liaison avec l’affaire d’Azaria.

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