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Si élu, Naftali Bennett limitera à 2 mandats la durée du poste de Premier ministre

Benny Gantz salue cet engagement, tout en rappelant que Bennett s’y était opposé lorsqu’il dirigeait le gouvernement du changement en 2021-2022

L'ex-Premier ministre Naftali Bennett au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 26 mai 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'ex-Premier ministre Naftali Bennett au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 26 mai 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’ancien Premier ministre Naftali Bennett a annoncé jeudi que, s’il revenait au pouvoir, sa première initiative serait de faire adopter une loi fondamentale limitant le mandat du Premier ministre à deux.

Dans un communiqué, son porte-parole a précisé que le soutien à cette législation, qui s’inscrit dans le cadre d’un « plan de stabilisation » national plus large, figurerait dans tous les accords de coalition. Elle constituerait, au même titre que l’accord sur la création d’une commission d’enquête nationale sur les événements du 7 octobre, une condition préalable à l’entrée au gouvernement.

Selon la proposition de Bennett, les Premiers ministres verraient leur mandat limité à deux périodes, ou à huit ans, la durée la plus longue étant retenue.

« Le mandat sera considéré comme consécutif même si le Premier ministre est temporairement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions ou si moins de quatre ans se sont écoulés entre deux mandats », précise le communiqué. « Un Premier ministre ne pourra se présenter à nouveau qu’après une période de réflexion de huit ans », ajoute le texte, soulignant que « si, au cours d’un mandat, la durée maximale est atteinte, il sera autorisé à rester en poste jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement ».

La position de Bennett rejoint le projet récemment présenté par le président du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, dans un « document de principes et de lignes directrices » proposant une série de mesures sociales, sécuritaires et économiques pour guider le prochain gouvernement.

L’ancien Premier ministre Naftali Bennett (à droite) et le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman (à gauche), le 27 août 2025. (Crédit : Bureau de Liberman)

Liberman a exigé l’adoption d’une constitution qui « consacrerait les principes de gouvernance démocratique, de droits de l’homme et de séparation des pouvoirs, limiterait le mandat du Premier ministre à deux mandats, réduirait le nombre de ministres et rendrait obligatoire le partage du fardeau » du service militaire.

Bennett et Liberman doivent tous deux assister à une réunion des dirigeants du « bloc du changement » le 8 octobre.

Lors d’une réunion précédente la semaine dernière, à laquelle Bennett n’avait pas pris part, car il marquait le yahrzeit de son père, les dirigeants du bloc avaient annoncé la création d’un « forum permanent » destiné à rassembler les différentes factions opposées au Premier ministre Benjamin Netanyahu avant les élections prévues l’an prochain.

Ce bloc regroupe des partis de droite, du centre et de gauche, unis par leur opposition à l’actuelle coalition d’extrême droite dirigée par Netanyahu.

De gauche à droite : L’ancien Premier ministre Naftali Bennett lors d’une commémoration au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 25 décembre 2024 ; le chef du parti HaMahane HaMamlahLavanenny Gantz, dirigeant une réunion de faction, à la Knesset le 24 mars 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90 ; Yonatan Sindel/Flash90)

Le président du parti Kakhol lavan-HaMahane HaMamlahti, Benny Gantz, a salué l’engagement de Bennett, tout en soulignant qu’il s’agissait d’un revirement. Dans un communiqué, il a indiqué partager cette position, mais a critiqué Bennett pour ne pas l’avoir défendue plus tôt dans sa carrière politique.

« La loi visant à limiter la durée du mandat du Premier ministre a été le premier projet de loi que j’ai présenté en tant que député et l’une des premières lois que j’ai tenté de promouvoir au sein du gouvernement du changement », a-t-il écrit sur X, ajoutant que « malheureusement, le Premier ministre de l’époque, Naftali Bennett, s’y était opposé ».

« Je salue le fait que Bennett ait changé d’avis, mais le gouvernement du changement nous a enseigné qu’une telle loi ne peut être adoptée que dans le cadre d’un gouvernement largement consensuel, qui ancrera les règles du jeu, et non dans celui d’un gouvernement restreint et publiquement illégitime », a ajouté Gantz.

Le « gouvernement du changement » désigne la coalition Bennett-Lapid de 2021-2022, qui a eu une existence éphémère.

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