Six médias israéliens autorisés à couvrir le sommet de Bahreïn
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Six médias israéliens autorisés à couvrir le sommet de Bahreïn

Aucun politicien israélien ne sera présent à la conférence de la semaine prochaine, mais une poignée de journalistes et une délégation issue de la société civile y assisteront

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Illustration : les médias israéliens et étrangers sur les lieux d'un attentat à Jérusalem, le 8 janvier 2017. (Crédit : Shlomi Cohen/Flash90)
Illustration : les médias israéliens et étrangers sur les lieux d'un attentat à Jérusalem, le 8 janvier 2017. (Crédit : Shlomi Cohen/Flash90)

Six organes de presse israéliens ont reçu mercredi une invitation officielle pour couvrir le sommet économique pour la paix à Bahreïn, après des semaines d’incertitude autour de l’évènement.

L’administration américaine a annoncé en début de semaine qu’aucun responsable israélien n’était convié – étant donné que l’Autorité palestinienne refuse d’y participer, les organisateurs ne souhaitaient pas politiser l’événement.

Cependant, une délégation israélienne composée d’hommes d’affaires et de membre issus de la société civile devrait participer à « L’Atelier pour la paix et la prospérité ».

Les rédactions avaient déploré le fait que les organisateurs n’autorisaient pas les journalistes à couvrir la conférence, qui est organisée par les Etats-Unis et Bahreïn à Manama la semaine prochaine, mais qui a donné lieu à un certain mystère autour de l’identité des participants.

Certains grands organes de presse en Israël n’ont pas été invités au sommet, bien qu’ils aient demandé une accréditation presse.

Les invitations ont été envoyées par RokkSolutions, une société de communication stratégique basée à Washington, qui a été employée pour gérer l’accréditation médiatique du sommet de Manama.

Outre les journalistes du Times of Israël, des correspondants des journaux Haaretz, du Jerusalem Post, d’Israel Hayom et des Douzième et Treizième chaînes seront présents.

Parmi les Israéliens qui seront présents, Yoav Mordechai, ancien chef du COGAT, et le professeur Yitshak Kreiss, directeur général du centre médical Sheba.

L’atelier de Bahreïn de la semaine prochaine est décrit comme le premier volet d’un plan de paix élaboré par l’administration américaine visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.

La seconde partie, qui aborde les aspects politiques du conflit, ne sera probablement pas publiée avant la fin de l’année, la Maison-Blanche ayant déclaré qu’elle attendrait la formation d’un nouveau gouvernement israélien. Les élections législatives sont prévues pour le 17 septembre prochain, suivie de quelques semaines de négociations de coalition.

Israël et le Bahreïn n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

Une vue du quartier d’affaires de Manama, la capitale du Bahreïn. (Crédit : CC-BY Jayson De Leon/Wikimedia Commons)

Les Etats-Unis et les responsables israéliens avaient initialement indiqué que des membres du gouvernement israélien seraient également conviés. Mais au début de la semaine, la Maison-Blanche a confirmé qu’aucun responsable ne serait présent à Manama.

« Des hommes d’affaires israéliens seront représentés, puisque ce n’est pas une réunion politique », a déclaré Jason Greenblatt, envoyé du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, à la chaîne i24 cette semaine.

« Sans l’Autorité palestinienne, la présence du gouvernement israélien politise [le sommet]. Notre mission est de dévoiler le plan économique. Viendra le moment où nous aurons besoin de l’expertise et des connaissances du gouvernement israélien. Mais pas la semaine prochaine. »

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué « l’importante conférence » à Bahreïn, saluant les Etats-Unis pour leurs efforts pour « amener un meilleur futur » au Moyen-Orient.

« Les Israéliens seront également présents », a-t-il ajouté sans élaborer.

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