Smotrich s’excuse après avoir douté du leadership de Netanyahu
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Smotrich s’excuse après avoir douté du leadership de Netanyahu

Le député de HaBayit HaYehudi s’est excusé après que Netanyahu a refusé de le laisser entrer dans son bureau

Bezalel Smotrich, député HaBayit HaYehudi, à la Knesset, le 8 juin 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Bezalel Smotrich, député HaBayit HaYehudi, à la Knesset, le 8 juin 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Un député de droite s’est excusé dimanche auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahu après avoir remis en question les capacités de leadership de Netanyahu.

« Si le Premier ministre a été insulté par ce que j’ai dit, alors je veux m’en excuser », a déclaré dimanche matin Bezalel Smotrich (HaBayit HaYehudi) à la radio militaire.

Les excuses de Smotrich ont eu lieu après que Netanyahu a refusé de le laisser participer samedi soir à une réunion avec le ministre de l’Education Naftali Bennett (HaBayit HaYehudi) au sujet de l’évacuation prévue de l’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, qui doit être démantelé avant le 25 décembre en raison d’un ordre de la Haute cour de justice israélienne.

Smotrich, défenseur du mouvement des implantations et opposant véhément à l’évacuation d’Amona, a déclaré pendant un entretien accordé au quotidien Haaretz que Netanyahu n’était pas un vrai représentant de la droite israélienne.

« Netanyahu n’est pas de droite », a déclaré Smotrich, ajoutant que le soutien déclaré du Premier ministre à une solution à deux états avait « nui aux positions et aux intérêts d’Israël. »

L'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, en juin 2012. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)
L’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, en juin 2012. (Crédit : Noam Moskowitz/Flash90)

Smotrich a également dit que « je suis plus courageux que Netanyahu » et que, « si Netanyahu avait été là à la place de [David] Ben Gurion, un état ne serait probablement pas né. Ben Gurion avait du courage. »

Pendant l’évacuation en 2005 de toutes les implantations de la bande de Gaza, Smotrich avait été arrêté pour son rôle dans le blocage des routes pour protester contre le retrait. Il est depuis devenu l’un des opposants les plus durs à tout compromis territorial avec les Palestiniens, et au retrait de toute implantation juive de Cisjordanie.

Smotrich a déclaré à Haaretz que « cela sera très difficile, pour ne pas dire impossible, de rester dans un gouvernement qui évacue Amona ». Il pense cependant qu’une solution sera trouvée pour empêcher son démantèlement.

De gauche à droite, la ministre de la Culture et des Sports Miri Regev, le ministre de l'Education Naftali Bennett, le ministre des Finances Moshe Kahlon et le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan à la Knesset, le 13 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
De gauche à droite, la ministre de la Culture et des Sports Miri Regev, le ministre de l’Education Naftali Bennett, le ministre des Finances Moshe Kahlon et le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan à la Knesset, le 13 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Actuellement, la coalition débat d’un projet de loi dit de régulation, qui vise à accorder un statut juridique aux avant-postes de Cisjordanie, qui sont illégaux au regard de la loi israélienne.

Samedi soir, Netanyahu et Bennett se sont rencontrés pour trouver un compromis sur ce projet de loi, sans résultat.

Dans sa forme actuelle, le ministre des Finances Moshe Kahlon (Koulanou) s’oppose à une clause qui légaliserait de manière rétroactive les avant-postes sauvages construits sur des terrains privés palestiniens, dont Amona.

Le premier des trois votes nécessaires pour faire passer la loi devrait avoir lieu lundi à la Knesset.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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