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Sortie d’un film avec Ed Asner dans le rôle d’un survivant de la Shoah

Dans « Tiger Within », qui sort en salle ce vendredi, l'acteur, lauréat d'un Emmy, questionne le pardon en devenant l'ami de la fille perturbée d'un négationniste de la Shoah

Margot Josefsohn (à gauche) et Ed Asner dans « Tiger Within ». Asner est décédé en 2021 (Avec l'aimable autorisation de Menemsha Films via la JTA)
Margot Josefsohn (à gauche) et Ed Asner dans « Tiger Within ». Asner est décédé en 2021 (Avec l'aimable autorisation de Menemsha Films via la JTA)

Le prolifique acteur juif Ed Asner est décédé il y a près de deux ans, mais son dernier film sortira en salles ce vendredi.

Dans « Tiger Within », il y interprète le rôle d’un survivant de la Shoah qui, contre toute attente, se prend d’amitié pour une adolescente sans-abri élevée par un négationniste. Le film a été tourné à l’été 2018 et Asner, récompensé d’un Emmy Award, rendu célèbre par son interprétation de Lou Grant dans le « Mary Tyler Moore Show » ou de Carl, dans le film d’animation Pixar « Up », est décédé en 2021 à l’âge de 91 ans.

« Tiger Within » raconte l’histoire de Casey, interprétée par la révélation Margot Josefsohn, dans le rôle d’une jeune fille de 14 ans qui vit à Los Angeles. En rupture avec sa famille – une mère négligente et un père peu désireux de l’aider -, elle trouve refuge dans un cimetière, où elle fait la rencontre de Samuel (Asner), un homme âgé qui se rend sur la tombe de son épouse. Samuel, qui est un survivant de la Shoah, remarque la croix gammée sur la veste de cuir que porte Casey et entame la conversation : il lui apporte de la nourriture et lui procure un endroit pour dormir. Au fil de leur amitié, la jeune fille découvre la réalité de la Shoah et Samuel, de son côté, tient la promesse faite à sa défunte épouse d’apprendre à pardonner.

Pour préparer son film, le réalisateur Rafal Zielinski a étudié le pardon en interrogeant des chefs religieux et des centaines de jeunes dans les rues de Los Angeles, pour savoir ce que le pardon signifiait pour eux. Les réponses ont été très différentes, allant du pardon inconditionnel au pardon mesuré, sous conditions.

« Cela prouve à quel point la question divise », explique Zielenski dans un communiqué. « Nous voulons tous pardonner, mais notre nature humaine et notre éducation nous en empêchent. »

Le film n’explique pas à quel type de pardon exactement Samuel fait référence. Mais le réalisateur souligne que l’amitié entre ces deux générations est déterminante car près des deux tiers des jeunes adultes américains ne savent pas que six millions de Juifs ont été tués lors de la Shoah, selon une étude. Près d’un quart des répondants à cette étude, âgés de 18 à 39 ans, croient que la Shoah est un mythe et 18 % n’en ont tout simplement jamais entendu parler.

Né et élevé à Kansas City dans une famille d’immigrants juifs, Asner avait dit au micro de plusieurs journalistes que ses parents pratiquaient un judaïsme orthodoxe « très Midwest », respectueux de nombreuses lois religieuses tout en ne voyant aucun mal à se rendre à la synagogue en voiture.

Il a interprété à plusieurs reprises des personnages juifs et oeuvré aux côtés de plusieurs organisations juives. Il n’a pas dédaigné une certaine forme d’activisme politique, en apportant notamment son concours aux initiatives de Jewish Voice for Peace et dénoncer la présence israélienne en Cisjordanie.

« Enterrez mes cendres au mont Scopus », avait-il déclaré au Forward en 2012.

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