Suspicion d’agression antisémite violente à Plessis-Trévise, près de Paris
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Suspicion d’agression antisémite violente à Plessis-Trévise, près de Paris

Un homme est venu se confier au maire de Plessis avoir été victime d'une aggression en septembre dernier. Il aurait été enlevé, battu et dépouillé sur fond d'insultes antisémites

Didier Dousset, maire de Plessis-Trévise auquel un de administré est venu confié avoir éte victime d'une agression antisémite et crapuleuse (Crédit: capture d'écran I24News/Youtube)
Didier Dousset, maire de Plessis-Trévise auquel un de administré est venu confié avoir éte victime d'une agression antisémite et crapuleuse (Crédit: capture d'écran I24News/Youtube)

Didier Dousset, maire du Plessis-Trévise, une commune du Val de Marne à 17km de Paris, a reçu récemment la visite d’un homme âgé d’une cinquantaine d’années se plaignant d’avoir été victime d’une agression antisémite au mois de septembre 2018.

« Il aurait été emmené de son cabinet jusque dans une forêt où il aurait été tabassé très violemment, rapporte le maire à I24News, par quatre malfrats qui en voulaient à ses biens et à sa personne ».

« Ça a été un événement très fort dont on n’a pas beaucoup parlé, » regrette Didier Dousset.

Si l’agression est aussi crapuleuse, la victime a confié au maire avoir entendu plusieurs insultes antisémites.

« Il a été traité de sale juif, » ajoute le maire, ses agresseurs lui auraient également promis de lui faire « la peau comme Ilan Halimi ».

Une plainte a été déposée par la victime, qui ne préfère pour le moment ne pas parler à la presse et a expliqué au maire être « psychologiquement très touché ».

Après deux années de baisse, les actes antisémites en France ont été en très forte hausse (+69 %) sur les neuf premiers mois de 2018, s’était alarmé le Premier ministre Edouard Philippe dans une tribune publiée sur Facebook le 9 novembre dernier.

« Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal », avait alors affirmé le chef du gouvernement dans cette tribune publiée exactement 80 ans après la funeste nuit de Cristal et ses exactions nazies contre les Juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938.

« Dans notre pays, l’antisémitisme est vivant, a-t-il ajouté un mois plus tard lors de la 9e convention nationale du Crif. Il n’est pas nouveau, il est ancien. Il n’est pas superficiel, il est bien enraciné, et bien vivant. Et il se cache toujours derrière de nouveaux masques, tente de se justifier par des raisons diverses. Cette idéologie de la haine est là, elle est présente et elle invite des Juifs français à faire l’alyah, » avait déclaré Edouard Philippe,

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