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Syrie : plus de 70 morts dans les affrontements « plus violents » depuis la chute d’Assad

Ces affrontements, parmi les plus violents depuis la chute du régime en décembre, mettent en lumière les défis sécuritaires auxquels font face les nouvelles autorités

Des membres des forces de sécurité syriennes se préparent à quitter Al Mastumah, dans la province d'Idilib, le 6 mars 2025, pour se rendre dans les villes côtières afin de renforcer les troupes gouvernementales dans les affrontements avec les militants fidèles au dirigeant déchu Bachar al-Assad. (Photo par OMAR HAJ KADOUR / AFP)
Des membres des forces de sécurité syriennes se préparent à quitter Al Mastumah, dans la province d'Idilib, le 6 mars 2025, pour se rendre dans les villes côtières afin de renforcer les troupes gouvernementales dans les affrontements avec les militants fidèles au dirigeant déchu Bachar al-Assad. (Photo par OMAR HAJ KADOUR / AFP)

De violents affrontements dans le nord-ouest de la Syrie entre des membres des forces de sécurité et des combattants « fidèles » au président déchu Bachar al-Assad ont fait plus de 70 morts, a indiqué jeudi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

« Plus de 70 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées ou capturées lors d’affrontements sanglants et d’embuscades sur la côte syrienne entre des membres des ministères de la Défense et de l’Intérieur et des militants de l’armée du régime défunt », a indiqué sur X l’OSDH, basé au Royaume-Uni et qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

Les combats dans la ville de Jablé et des villages proches de la côte méditerranéenne, sont les attaques « les plus violentes contre les nouvelles autorités depuis la chute d’Assad » en décembre, selon cette source.

Le rétablissement de la sécurité dans toute la Syrie est le défi le plus urgent pour les nouvelles autorités, au pouvoir depuis qu’une coalition de groupes rebelles menée par des islamistes a renversé Bachar al-Assad le 8 décembre.

Depuis quelques jours, des combats ont lieu dans la région de Lattaquié, bastion de la minorité alaouite du président déchu, dans le nord-ouest du pays.

Des membres des forces de sécurité syriennes se préparent à quitter Al Mastumah, dans la province d’Idilib, le 6 mars 2025, pour se rendre dans les villes côtières afin de renforcer les troupes gouvernementales dans les affrontements avec les militants fidèles au dirigeant déchu Bachar al-Assad. (Photo par OMAR HAJ KADOUR / AFP)

Dans « une attaque bien planifiée et préméditée, plusieurs groupes de miliciens d’Assad ont attaqué nos positions et nos points de contrôle, ciblant un grand nombre de nos patrouilles dans la région de Jablé », a affirmé Mustafa Kneifati, responsable de la sécurité à Lattaquié.

Ces attaques ont fait « de nombreux martyrs et blessés parmi nos forces », a-t-il ajouté sans donner de bilan précis. Les forces de sécurité vont « rétablir la stabilité dans la région et protégeront les biens de notre peuple », a-t-il assuré.

Un ancien chef du renseignement capturé

Au cours de l’opération, les forces de sécurité ont capturé et arrêté un ancien chef des services de renseignement de l’armée de l’air, l’une des agences de sécurité les plus proches de la famille Assad, a rapporté l’agence de presse d’État Sana.

« Nos forces dans la ville de Jablé ont réussi à arrêter le général criminel Ibrahim Houweïja », a déclaré Sana.

« Il est accusé d’avoir commis des centaines d’assassinats à l’époque du criminel Hafez al-Assad », le père et prédécesseur de Bachar al-Assad.

Des membres des forces de sécurité syriennes se préparent à quitter Al Mastumah, dans la province d’Idilib, le 6 mars 2025, pour se rendre dans les villes côtières afin de renforcer les troupes gouvernementales dans les affrontements avec les militants fidèles au dirigeant déchu Bachar al-Assad. (Photo par OMAR HAJ KADOUR / AFP)

M. Houweïja, qui a dirigé les services de renseignement de l’armée de l’air de 1987 à 2002, est notamment soupçonné d’avoir assassiné le chef druze libanais Kamal Joumblatt en 1977.

« Allah est le plus grand », a réagi sur X Walid Joumblatt, fils de Kamal Joumblatt et chef druze.

De nombreux assassinats de responsables libanais antisyriens sont attribués au clan Assad, qui a tenu la Syrie d’une main de fer pendant 50 ans.

Le directeur provincial de la sécurité a indiqué que les forces de sécurité avaient affronté des hommes armés fidèles à un commandant des forces spéciales de l’ère Assad dans un autre village de Lattaquié, après des frappes d’hélicoptères.

« Les groupes armés avec lesquels nos forces de sécurité se sont affrontées dans la campagne de Lattaquié étaient affiliés au criminel de guerre Souheil al-Hassan », a-t-il déclaré à Sana.

Surnommé « Le Tigre », il dirigeait les forces spéciales du pays et était souvent décrit comme le « soldat préféré » d’Assad. Il a été à l’origine d’avancées militaires majeures réalisées par le gouvernement d’Assad en 2015.

Des membres des forces de sécurité syriennes se préparent à quitter Al Mastumah, dans la province d’Idilib, le 6 mars 2025, pour se rendre dans les villes côtières afin de renforcer les troupes gouvernementales dans les affrontements avec les militants fidèles au dirigeant déchu Bachar al-Assad. (Photo par OMAR HAJ KADOUR / AFP)

Frappes d’hélicoptère

Ces incidents ont éclaté à Beit Aana, le village d’origine de Souheil al-Hassan, lorsque des habitants ont empêché l’arrestation d’une personne suspectée de trafic d’armes, selon l’OSDH.

Les forces de sécurité ont ensuite lancé une opération, lors desquels, selon Sana, « des hommes armés ont tiré sur des membres et des véhicules du ministère de la Défense, près du village, faisant un mort (du côté des forces de sécurité, NDLR) et plusieurs blessés ».

Un photographe d’Al Jazeera a été blessé, selon la chaîne qatarie.

Les dirigeants alaouites ont ensuite appelé sur Facebook, à des « manifestations pacifiques » en réponse aux frappes d’hélicoptères qui, selon eux, ont visé des « maisons de civils ».

Les forces de sécurité de la province de Lattaquié ont imposé un couvre-feu dans les régions à majorité alaouites, dont Lattaquié, Tartus et Homs, selon l’agence de presse Sana.

Quatre civils avaient déjà été tués cette semaine à Lattaquié, selon l’OSDH, lors d’opérations qui ont également coûté la vie à deux membres des forces de sécurité.

Des gens participent à une manifestation dans une rue d’Idlib le 6 mars 2025, pour protester contre les restes de militants fidèles au dirigeant déchu Bachar al-Assad. (Photo par Omar HAJ KADOUR / AFP)

Les habitants dénoncent régulièrement des exactions commises dans la région de Lattaquié, qualifiées d' »incidents isolés » par les autorités.

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