Tentative avortée d’attaque au couteau à Jérusalem à Yom Kippour – Police
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Tentative avortée d’attaque au couteau à Jérusalem à Yom Kippour – Police

Les policiers affirment que l'attaquant a poussé un juif à terre et a couru vers eux avec un objet coupant aux abords de la Vieille Ville au tout début du jeûne

Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une tentative d'attentat aux abords de la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem à la veille de Yom Kippour, la journée juive du grand pardon, le 18 septembre 2018 (Crédit : Sliman Khader/Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes sur la scène d'une tentative d'attentat aux abords de la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem à la veille de Yom Kippour, la journée juive du grand pardon, le 18 septembre 2018 (Crédit : Sliman Khader/Flash90)

Un Palestinien a tenté de commettre un attentat au couteau aux abords de la Vieille Ville de Jérusalem, mardi soir, avant d’être abattu par la police israélienne, ont fait savoir des responsables israéliens et palestiniens.

Un communiqué de la police israélienne a fait savoir qu’une « tentative d’attentat au couteau » était survenue près de la porte de Damas, ajoutant qu’une « unité de police sur les lieux a neutralisé le suspect ». Le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne (AP) a annoncé pour sa part qu’il avait été informé de la mort d’un civil sous des tirs.

Selon la police, l’attaquant a couru vers un juif et l’a poussé à terre puis « il a continué à courir vers les agents de police en brandissant un objet contondant et en tentant de les blesser ».

Le terroriste était un homme de 26 ans originaire du camp de réfugiés de Qalandiya, aux abords de Jérusalem, qui se trouvait illégalement en Israël, selon le site de Haaretz.

La police n’a pas indiqué s’il y avait eu d’autres blessés dans cet incident, survenu mardi après le coucher du soleil, alors que les Juifs observaient Yom Kippour – la journée la plus sainte du calendrier juif.

« Le vaste déploiement de la police à Jérusalem et son niveau d’alerte ont empêché une attaque qui aurait pu avoir des résultats dramatiques », ont commenté les forces de l’ordre.

La police israélienne inspecte la dépouille d’un Palestinien tué par les forces de l’ordre à Jérusalem-Est, le 18 septembre 2018, alors qu’il tentait de mener un attentat au couteau (Crédit : AFP/Ahmad Gharabli)

Dimanche, un Israélien, Ari Fuld, a été tué par un terroriste palestinien en Cisjordanie dans un attentat à l’arme blanche.

Des images enregistrées par les caméras de surveillance du centre commercial du carrefour du Gush Etzion et diffusées lundi ont montré Fuld, grièvement blessé et le dos en sang, pourchassant et ouvrant le feu sur son attaquant, Khalil Jabarin, 17 ans. Jabarin courait alors derrière sa prochaine cible, Hila Peretz, employée dans un magasin local de falafel, lorsque Fuld et un autre civil ont tiré sur l’adolescent, empêchant l’attentat de se poursuivre et blessant modérément le terroriste.

Fuld, habitant de l’implantation voisine d’Efrat et père de quatre enfants, a été pris en charge dans un hôpital de Jérusalem. Sa mort a été prononcée peu après.

Dans la matinée de mardi, la police a arrêté cinq activistes musulmans au mont du Temple, les accusant de tenter d’obstruer la visite d’un groupe de visiteurs juifs sur ce site sensible de Jérusalem.

Les tensions sont souvent accrues au moment des fêtes juives qui connaissent une hausse du nombre de visiteurs juifs au sein du complexe.

Selon la police et une vidéo de la scène, les cinq suspects appartenaient à l’organisation des jeunes d’Al-Aqsa et ils avaient bloqué la visite du groupe.

Ari Fuld, who was killed by a Palestinian terrorist in a stabbing attack at the Gush Etzion junction on September 16, 2018 (Screen capture: YouTube)

« La police leur a demandé à plusieurs occasions de ne pas perturber l’ordre public et de ne pas intervenir dans le fonctionnement des visites mais en vain », a commenté un porte-parole de la police dans une déclaration.

Une vidéo de l’incident diffusée par l’organisation de gauche Ir Amim montre la police aux prises avec un groupe de musulmans au sein du complexe, qui accueille le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, et qui est connu en arabe sous le nom de Haram al-Sharif.

Selon Ir Amim, la police a tenté de faire partir deux personnes employées par le Waqf islamique, qui administre le site, d’un chemin que les visiteurs juifs avaient parcouru.

Un porte-parole du Waqf a précisé que quatre personnes avaient été blessées dans la rixe.

Il a accusé la police d’avoir « agressé… des responsables du Waqf, des gardiens de la mosquée et des fidèles », a annoncé Wafa, l’organe d’information officiel de l’Autorité palestinienne.

Selon le statu-quo qui prévaut sur le site, les Juifs ont le droit de s’y rendre mais pas d’y prier. Les visites effectuées par les Juifs religieux sont minutieusement surveillées par une escorte policière et des représentants du Waqf les suivent aussi généralement de près.

La police a expliqué en début de semaine qu’elle renforcerait sa présence pour Yom Kippour et pour la fête musulmane de l’Achoura, qui tombe le jour suivant.

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