Tests sérologiques pour les enfants israéliens : panne du système, retards
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Tests sérologiques pour les enfants israéliens : panne du système, retards

Le système teste les enfants dès 3 ans pour déceler la présence d'anticorps; la panne survenue après quelques heures est due à une trop grande affluence

Photo d'illustration : Un personnel de santé prélève un échantillon sanguin pour y trouver des anticorps à la COVID-19 à Los Angeles, le 20 mai 2020 (Crédit : AP Photo/Damian Dovarganes)
Photo d'illustration : Un personnel de santé prélève un échantillon sanguin pour y trouver des anticorps à la COVID-19 à Los Angeles, le 20 mai 2020 (Crédit : AP Photo/Damian Dovarganes)

Quelques heures après le lancement par Israël du test d’anticorps pour les enfants à partir de trois ans, le système d’enregistrement et l’application sont tombés en panne en raison de l’affluence en ligne, ce qui a poussé de nombreuses familles déçues à quitter les établissements sans avoir testé leurs enfants.

Dans certains cas, les soldats du commandement du Front intérieur de l’armée israélienne qui gèrent les établissements effectuent les inscriptions manuellement, selon les médias hébraïques. Dans d’autres cas, le personnel n’est pas arrivé à temps.

Un responsable de Tsahal a déclaré à la station de radio Kan que le système serait relancé lundi.

Israël a déjà commencé à vacciner les enfants âgés de 12 ans et plus.

Des écoliers israéliens qui entreront en école primaire lors de la prochaine rentrée scolaire, le 06 août 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

L’enquête sérologique nationale porte sur les élèves âgés de trois à douze ans qui ne sont pas encore éligibles pour le vaccin, soit près de 1,5 million d’enfants.

Elle vise à découvrir combien d’enfants ont développé une forte protection par anticorps contre le coronavirus après avoir eu un cas non enregistré ou latent, selon le ministère de l’Éducation.

Malgré l’augmentation du nombre de contaminations dans le pays liée au variant Delta, le gouvernement israélien veut éviter de reporter la rentrée des classes, prévue le 1er septembre.

Selon le ministère de l’Education, ces tests permettront d’étudier les anticorps développés par ces enfants s’ils ont déjà été contaminés.

Un enfant israélien reçoit un vaccin COVID-19, au centre de vaccination Clalit Covid-19 à Petah Tikva, le 6 juin 2021. (Flash90)

Les enfants ayant développé suffisamment d’anticorps ne seront ainsi pas forcés de s’isoler s’ils sont exposés à une personne contaminée, limitant les problèmes dans les écoles.

Dans un communiqué de la mairie de Jérusalem publié dimanche, le maire Moshe Lion a appelé les parents à amener leurs enfants à ce test gratuit de 15 minutes, effectué par piqure au doigt.

Cette campagne de tests est menée conjointement par les ministères de la Santé et de l’Education et par l’armée israélienne.

Un programme pilote au sein de la communauté ultra-orthodoxe la semaine dernière a dévoilé qu’environ un enfant sur cinq avait développé des anticorps.

Un employé du Magen David Adom prélève le sang d’un enfant pour faire un test sérologique dans la ville ultra-orthodoxe de Kiryat Yearim, aux abords de Jérusalem, le 9 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans un centre de test dans la ville côtière de Netahya, Zohar a été agréablement surprise d’apprendre que son fils avait déjà contracté le Covid-19.

« Les résultats ont montré que mon fils dispose d’anticorps, apparemment il a été malade », a-t-elle dit à l’AFP. « Cela veut dire qu’il va obtenir un ‘pass vert’ et qu’il va pouvoir aller à l’école sans risque », s’est-elle réjouie. Cependant, la fille de Zohar, plus jeune, ne dispose elle pas d’anticorps et ne disposera donc pas de pass.

Le mois dernier, le directeur général du ministère de l’Education, Yigal Slovik, avait affirmé que les fermetures d’écoles l’année dernière avaient causé « des dommage sociaux et émotionnels » aux élèves, avec « une augmentation de 44% de risques de suicide ».

Au total, plus de 970 000 contaminations ont officiellement été recensées en Israël, dont plus de 6 700 décès. Plus de 5,4 millions de personnes ont reçu deux doses de vaccin, soit 58 % de la population, et quelque 1,2 million une troisième.

La pays avait été l’un des premiers à lancer, dès la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination qui avait permis de faire chuter drastiquement les infections.

Les contaminations sont toutefois reparties à la hausse ces dernières semaines avec la propagation du variant Delta chez des adultes non vaccinés mais aussi chez des personnes ayant reçu leurs doses il y a plus de six mois.

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