Trump appelle Netanyahu pour discuter de “l’agression” iranienne
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Trump appelle Netanyahu pour discuter de “l’agression” iranienne

L’Iran aurait testé des missiles balistiques ce week-end ; le Premier ministre a remercié le président pour sa position contre l’antisémitisme

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le président américain Donald Trump a appelé lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Les deux hommes ont longuement discuté des menaces posées par l’Iran, a annoncé le bureau de Netanyahu.

« Les deux dirigeants ont parlé en détails des dangers qui découlent du programme nucléaire iranien, de l’agression iranienne dans la région [du Moyen Orient] et du besoin de travailler ensemble pour contrer ces dangers », a précisé le bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Pendant l’appel, Netanyahu a remercié Trump pour l’accueil chaleureux qu’il avait reçu le mois dernier à la Maison Blanche.

Le Premier ministre a exprimé sa gratitude au président américain pour sa « forte déclaration contre l’antisémitisme », pendant son discours de la semaine dernière devant le Congrès américain.

Selon un communiqué de la Maison Blanche, Netanyahu et Trump « ont discuté du besoin de contrer les menaces et les défis posés au Moyen Orient. » Le Premier ministre a aussi « remercié M. Trump pour sa ferme position sur l’antisémitisme exprimée devant le Congrès », selon Sean Spicer, l’attaché de presse du président.

La police arrive à la résidence du Premier ministre à Jérusalem pour interroger Benjamin Netanyahu, le 6 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La police arrive à la résidence du Premier ministre à Jérusalem pour interroger Benjamin Netanyahu, le 6 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La conversation a eu lieu pendant que Netanyahu était interrogé par la police dans le cadre d’une enquête pour corruption. Les enquêteurs ont accordé au Premier ministre une pause d’une demi-heure pour parler avec Trump.

La conversation téléphonique entre Trump et Netanyahu de lundi a eu lieu après des informations selon lesquelles l’Iran aurait testé deux missiles balistiques pendant le week-end.

Un navire américain a également été harcelé par des bateaux iraniens dans le détroit d’Hormuz lundi, ont indiqué des responsables américaines.

Lundi matin, pendant une cérémonie organisée au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem pour marquer le 25e anniversaire de l’attentat de 1992 contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, Netanyahu a dit aux diplomates que la vaste majorité des menaces sécuritaires contre l’Etat juif provenait de l’Iran.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la cérémonie de commémoration du 25e anniversaire de l'attentat contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires, au ministère des Affaires étrangères, à Jérusalem, le 6 mars 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la cérémonie de commémoration du 25e anniversaire de l’attentat contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, au ministère des Affaires étrangères, à Jérusalem, le 6 mars 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

Le mois dernier, l’administration Trump a imposé des sanctions à plusieurs entités liées au programme balistique de l’Iran, et a prévenu la République islamique qu’elle était « mise en garde », et qu’elle « jouait avec le feu ».

Depuis son investiture en janvier, Trump a adopté une position bien plus dure face à l’Iran que son prédécesseur, qui a été très bien accueillie par les responsables du gouvernement israélien, pour qui l’Iran est l’une des plus grandes menaces extérieures.

Yukiya Amano, le directeur de l’Agence internationale à l’Energie atomique (AIEA), a cependant déclaré lundi que les Etats-Unis n’avaient pas décidé quelle approche adopter sur l’accord nucléaire.

Le Premier ministre dénonce également le soutien militaire de l’Iran et du groupe terroriste du Hezbollah au régime de Bashar el-Assad dans son conflit face à la rébellion. Dimanche, Netanyahu a déclaré qu’il allait tenter de convaincre jeudi à Moscou le président russe Vladimir Poutine, lui aussi un allié du régime syrien, d’empêcher une présence militaire iranienne permanente en Syrie.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant la Conférence sur la sécurité de Munich, le 19 février 2017. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant la Conférence sur la sécurité de Munich, le 19 février 2017. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Il n’a pas été précisé si Trump et Netanyahu avaient discuté des efforts de paix israélo-palestinienne ou de la construction dans les implantations.

Lundi, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré que l’administration Trump avait envoyé une mise en garde claire contre l’annexion israélienne de toute ou partie de la Cisjordanie, une hypothèse qui s’est renforcée dans les cercles de l’extrême-droite israélienne depuis l’élection de Trump.

La semaine dernière, Netanyahu aurait déclaré à huis clos que ses tentatives de coordonner la construction dans les implantations avec les Etats-Unis n’étaient « pas aussi simple que vous ne le pensez ». Son bureau a refusé de commenter cette information.

Pour leur part, les responsables palestiniens n’ont quasiment pas eu de contact avec la nouvelle administration.

Nabil Shaath, le conseiller en politique étrangère de Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, a déclaré que la position américaine « concernant les colonies n’est pas claire pour nous ».

« Nous avons besoin d’entendre, de l’administration américaine, du président Trump directement ses positions », a-t-il déclaré.

Oded Revivi. (Crédit : Avi Hyman Communications)
Oded Revivi. (Crédit : Avi Hyman Communications)

Oded Revivi, représentant à l’étranger du Conseil de Yesha, une association regroupant les implantations de Cisjordanie, a déclaré qu’il « attend patiemment » ce qu’il espère être un accord favorable entre Israël et la Maison Blanche sur les constructions admissibles dans les implantations.

« Je comprends que cela prend un peu plus de temps que ce qui avait pu être anticipé par certains de mes pairs », a déclaré Revivi. Mais il a ajouté que Trump « semble être un homme de parole… Nous nous reposons encore sur ce qu’il a promis. »

L’AFP a contribué à cet article.

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