Trump et Poutine seraient d’accord sur l’idée que l’Iran doit partir de Syrie
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Trump et Poutine seraient d’accord sur l’idée que l’Iran doit partir de Syrie

Un officiel de Washington affirme qu'un accord a été conclu au sommet d'Helsinki en juillet, mais ajoute que la Russie hésite à prendre des mesures

Le président russe Vladimir Poutine, à droite, et le président américain Donald Trump se serrent la main avant une réunion à Helsinki, le 16 juillet 2018. (AFP Photo / Brendan Smialowski)
Le président russe Vladimir Poutine, à droite, et le président américain Donald Trump se serrent la main avant une réunion à Helsinki, le 16 juillet 2018. (AFP Photo / Brendan Smialowski)

Un officiel de la Maison-Blanche a déclaré jeudi que le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine ont convenu, lors de leur sommet d’Helsinki le mois dernier, de la nécessité que les forces iraniennes se retirent de Syrie.

Selon un rapport de Reuters, l’officiel a déclaré que Poutine et Trump ont parlé de la présence iranienne en Syrie lors de leur tête-à-tête au sommet.

Il a ajouté que le président russe avait informé Trump qu’il serait difficile d’atteindre cet objectif.

Il n’y a pas eu de réponse du Kremlin à ce commentaire.

Le représentant de la Maison-Blanche a également déclaré que le conseiller américain pour la sécurité nationale John Bolton rencontrera Nikolai Patrushev, chef du Conseil de sécurité de la Russie, à Genève la semaine prochaine pour discuter de la Syrie, en mettant l’accent sur la présence iranienne en Syrie et sur les armes chimiques.

Lors du sommet de juillet dans la capitale finlandaise, Trump a fait des commentaires qui semblaient contredire les agences de renseignement américaines concernant les efforts de la Russie pour influencer l’élection présidentielle américaine de 2016, puis, provoquant un scandale dans son pays, il a fait marche arrière.

Selon Reuters, l’officiel, lors de la réunion privée Poutine-Trump, a déclaré que les dirigeants ont convenu « en principe » que l’Iran ne devrait pas rester en Syrie, mais selon Poutine toute tentative d’expulsion de l’Iran serait une « tâche difficile ».

Les deux dirigeants ont également discuté de la non-prolifération nucléaire, mais n’ont pas avancé sur le sujet, selon le rapport.

L’officiel a également déclaré que Trump avait dit à Poutine que les tentatives de la Russie pour influencer les élections américaines ne devaient pas se répéter au cours de l’année 2018.

Après la réunion à Genève, Bolton effectuera une visite en Israël, a déclaré mardi l’administration Trump.

Il se rendra également en Ukraine, a déclaré la secrétaire de presse de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

La Maison Blanche n’a pas fait suite à une demande de commentaires.

Il n’y a pas eu de confirmation de Jérusalem.

Le voyage en Israël sera le premier de Bolton, considéré comme un faucon pro-israélien. A l’époque, le gouvernement israélien avait fait son éloge, le ministre de l’Education Naftali Bennett le qualifiant d’ « ami inébranlable d’Israël ».

Ancien ambassadeur à l’ONU, Bolton est connu pour sa position agressive au sujet du régime iranien et a été considéré comme un acteur central dans le retrait américain de l’accord nucléaire en mai.

Dans le passé, il a plaidé pour qu’Israël mène des frappes militaires contre l’Iran. En mars, l’ancien ministre de la Défense Shaul Mofaz a déclaré que Bolton a essayé de le convaincre de mener une attaque préventive contre l’Iran au milieu des années 2000.

Bolton s’est rendu en Israël en tant que sous-secrétaire d’État sous le président George W. Bush en 2004, assistant à des réunions sur les sanctions contre l’Iran.

Eric Cortellessa a contribué à cet article.

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