Trump prêt à « ralentir » le retrait de Syrie, selon Lindsey Graham
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Trump prêt à « ralentir » le retrait de Syrie, selon Lindsey Graham

"Le président comprend qu'on a besoin de finir le travail", a indiqué le sénateur républicain proche du locataire de la Maison Blanche

Le sénateur américain Lindsey Graham lors d'une audience de confirmation de la commission judiciaire du Sénat au Capitole, le 20 mars 2017. (AFP Photo/Brendan Smialowski)
Le sénateur américain Lindsey Graham lors d'une audience de confirmation de la commission judiciaire du Sénat au Capitole, le 20 mars 2017. (AFP Photo/Brendan Smialowski)

Le président Donald Trump est prêt à « ralentir » le retrait des troupes américaines de Syrie pour vaincre définitivement le groupe terroriste de l’Etat islamique (EI), a assuré dimanche un de ses proches, le sénateur républicain Lindsey Graham.

Le parlementaire, qui avait manifesté ses inquiétudes dans la matinée au sujet de ce désengagement au sujet des Kurdes et d’Israël, est sorti « rassuré » d’un déjeuner avec le milliardaire républicain.

« Le président est déterminé à faire en sorte que, lorsque nous quitterons la Syrie, l’EI soit complètement vaincu », a-t-il déclaré à la presse en sortant de la Maison Blanche.

« Le président comprend qu’on a besoin de finir le travail », a-t-il ajouté. « Nous allons ralentir les choses d’une manière intelligente ».

Donald Trump a ordonné récemment le retrait total des quelque 2 000 soldats américains actuellement déployés dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre l’EI et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.

Le milliardaire républicain a pris cette décision, bien que de hauts responsables militaires américains aient multiplié les mises en garde contre un retrait précipité qui laisserait la voie libre en Syrie aux alliés du régime de Bachar al-Assad, à savoir la Russie, grande rivale des Etats-Unis, et l’Iran, bête noire de l’administration Trump.

Lindsey Graham avait qualifié cette décision d’ « énorme erreur ».

« Je vais lui demander de s’asseoir avec ses généraux et de reconsidérer la manière de faire ça. De ralentir. De nous assurer que nous fassions ça bien et que l’EI ne revienne jamais », avait-il dit sur CNN avant leur déjeuner.

« Si nous partons maintenant, les Kurdes vont être massacrés », avait craint le sénateur, membre de la commission sur les forces armées.

« Nous devons garder nos troupes là-bas », a-t-il insisté. « Si nous partons maintenant, les Kurdes vont être massacrés ». Et « si nous abandonnons les Kurdes et qu’ils sont massacrés, qui nous aidera à l’avenir ? », a-t-il demandé. La milice kurde YPG, contre laquelle la Turquie menace de lancer une offensive, se bat en effet avec l’appui de Washington contre les jihadistes dans le nord de la Syrie.

La Turquie menace de lancer une offensive contre la milice kurde YPG, qui se bat avec l’appui de Washington contre les jihadistes dans le nord de la Syrie. Ankara l’accuse d’être une extension du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une guérilla en Turquie depuis 1984.

« Ne remettez pas la Syrie aux Iraniens. C’est un cauchemar pour Israël », a-t-il lancé à l’adresse de M. Trump, avec qui il a dit qu’il déjeunait dimanche.

Le président Trump « est conscient du problème, il a promis de parler à la Turquie pour qu’il y ait une zone tampon », a déclaré M. Graham après leur rencontre. « La dernière chose que nous voulons c’est une guerre entre la Turquie et les Kurdes, qui enlèverait la pression sur l’EI ».

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