Israël en guerre - Jour 148

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Tsahal réfute à nouveau avoir tué une mère et sa fille dans une église de Gaza

Selon l’enquête initiale d'Israël, le Hamas a tiré des roquettes à proximité de l'église et Tsahal a riposté ; le Patriarcat affirme qu'elles ont été tuées par des snipers israéliens

Nahida Khalil Anton, à gauche, et sa fille Samar. (Crédit : X)
Nahida Khalil Anton, à gauche, et sa fille Samar. (Crédit : X)

Après avoir terminé ce qu’elle a déclaré être « un examen initial » d’un fait survenu samedi au cours duquel  deux femmes chrétiennes, une mère et sa fille ont été tuées dans l’enceinte d’une église catholique de Gaza City, l’armée israélienne a publié mardi les détails d’un échange de tirs avec des hommes armés du groupe terroriste palestinien du Hamas dans la zone et ont de nouveau indiqué que Tsahal n’était pas responsable de la mort des deux femmes.

Le Patriarcat latin de Jérusalem a affirmé samedi soir que Nahida Khalil Anton et sa fille Samar avaient été tuées par un tireur d’élite israélien dans l’enceinte de la paroisse de la Sainte Famille. Israël a démenti cette affirmation, soulignant qu’il « ne prend pas pour cible des civils, quelle que soit leur religion ». Tsahal a indiqué avoir été contacté par des représentants de l’église au sujet d’un incident dans la paroisse de la Sainte Famille, mais « aucune information n’a fait état d’une frappe sur l’église, ni de civils blessés ou tués ».

Mardi, l’armée a précisé que son enquête initiale a révélé que « les terroristes du Hamas ont lancé une grenade propulsée par roquette sur les troupes de Tsahal depuis les environs de l’église ». Les soldats ont identifié trois personnes dans les environs qui servaient de « guetteurs » au Hamas et « guidaient leurs attaques », et ont tiré sur ces derniers, les touchant.

« Bien que cet incident se soit produit dans la zone où les deux femmes auraient été tuées », a poursuivi Tsahal, « les éléments reçus [concernant les deux femmes tuées] ne correspondent pas à la conclusion de notre enquête initiale, selon laquelle les troupes de Tsahal visaient des guetteurs dans les postes d’observation ennemis ».

L’armée a indiqué qu’elle poursuivait son « enquête ».

« Tsahal prend très au sérieux les allégations de frappes sur des sites sensibles, en particulier les églises qui sont les lieux saints de la foi chrétienne », a assuré l’armée.

« Tsahal dirige ses opérations contre le groupe terroriste du Hamas et non contre des civils, quelle que soit leur appartenance religieuse. Tsahal prend de nombreuses mesures pour atténuer les préjudices causés aux civils dans la bande de Gaza. Ces efforts tranchent avec le Hamas qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en danger les civils et les utilise, ainsi que les sites religieux, comme boucliers humains dans le cadre de ses activités terroristes. »

Le pape François a réagi dimanche à l’attaque présumée, dans laquelle il a déclaré que des « civils non armés » avaient été visés par des tirs et des bombardements.

L’administrateur apostolique de l’église latine en Terre sainte, Pierbattista Pizzaballa lors d’une messe pour les fidèles chrétiens palestiniens dans l’église catholique romaine de la Sainte famille au début de la fête de Noël, à Gaza City, le 19 décembre 2021. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)

« Je continue à recevoir de Gaza des nouvelles très graves et douloureuses. Des civils sans défense sont la cible de bombardements et tirs. Une mère et sa fille (…) ont été tuées et d’autres personnes blessées par des tirs de snipers », a déclaré le souverain pontife François à l’issue de la prière de l’Angélus.

« Cela s’est produit même à l’intérieur de la paroisse de la Sainte-Famille où il n’y a pas de terroristes mais des familles, des enfants, des personnes malades ou handicapées », a ajouté le pape.

Certains disent « c’est le terrorisme et la guerre », a déclaré le souverain pontife. « Oui, c’est la guerre, c’est le terrorisme (…). Prions le Seigneur pour la paix », a conclu dimanche le pape dimanche, le jour de ses 87 ans.

Le pape François s’adressant à la foule depuis la fenêtre du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre, lors de la prière hebdomadaire de l’Angélus, au Vatican, le 17 décembre 2023. (Crédit : Andreas Solaro/AFP)

« Vers midi aujourd’hui, un tireur d’élite de l’armée israélienne a tué deux chrétiennes dans la paroisse de la Sainte Famille à Gaza, où la majorité des familles chrétiennes de Gaza ont trouvé refuge depuis le début de la guerre » entre Israël et le mouvement terroriste palestinien du Hamas, lisait-on dans le communiqué du Patriarcat publié samedi en arabe, en anglais mais pas en hébreu.

Des familles chrétiennes s’y étaient réfugiées depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, a précisé le Patriarcat.

« Nahida et sa fille Samar ont été tuées par balles alors qu’elles se rendaient au couvent des sœurs. L’une d’entre elles a été tuée alors qu’elle tentait de porter l’autre pour la mettre à l’abri », a ajouté le Patriarcat, sans préciser l’âge des victimes.

Sept autres personnes ont été blessées par des tirs alors qu’elles tentaient de protéger d’autres personnes.

Le Patriarcat a indiqué qu’aucun avertissement n’avait été donné avant le début de la fusillade, ajoutant qu’ils ont été « abattus de sang-froid ».

Israël s’est donné pour mission d’éliminer le Hamas après les massacres barbares du 7 octobre, au cours desquels des terroristes palestiniens ont pris d’assaut la frontière de Gaza et sauvagement assassiné 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris plus de 240 otages.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas de Gaza et de mettre fin à son règne de 16 ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre.

Plus de 20 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Selon les estimations de l’armée israélienne, 5 000 membres du Hamas auraient été tués dans la bande de Gaza, auxquels s’ajoutent plus de 1 000 terroristes tués en Israël lors de l’assaut du 7 octobre.

L’AFP a contribué à cet article.

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