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Ultradroite en Alsace: quatre suspects présentés à un juge pour trafic d’armes

Les individus, âgés de 40 à 60 ans, sont connus pour leur appartenance à la sphère "néonazie"

Le Quartier Stirn à Strasbourg, boulevard Clémenceau. Illustration. (Crédit : Niko67000/CC BY-SA 4.0/WikiCommons)
Le Quartier Stirn à Strasbourg, boulevard Clémenceau. Illustration. (Crédit : Niko67000/CC BY-SA 4.0/WikiCommons)

Les quatre hommes placés en garde à vue après un coup de filet cette semaine en Alsace au sein de l’ultradroite vont être présentés à un juge d’instruction jeudi pour trafic d’armes, a annoncé le parquet de Mulhouse (Haut-Rhin).

Une information judiciaire va être ouverte et les quatre suspects vont être présentés « en vue d’une mise en examen » pour « trafic d’armes », a indiqué à l’AFP la procureure de la République de Mulhouse, Edwige Roux-Morizot, qui tiendra une conférence de presse sur ce dossier vendredi matin.

Le parquet va demander pour chacun d’eux un placement en détention provisoire, a-t-elle ajouté.

Les quatre hommes, domiciliés dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, sont âgés de 40 à 60 ans, avait indiqué mercredi une source proche du dossier.

Ils avaient été placés en garde à vue à la section de recherches de Strasbourg, selon cette même source, qui précise qu’une cinquième personne a été laissée libre et que ces cinq individus sont connus pour leur appartenance à la sphère « néonazie ».

Ils avaient été interpellés mardi lors d’une vaste opération menée par quelque 200 gendarmes.

Selon cette même source, des armes lourdes ainsi que des substances pouvant servir à fabriquer des explosifs ont été saisies, notamment dans le village de Brinckheim, au sud de Mulhouse (mitraillettes, fusils d’assaut, munitions…)

Des téléphones et d’autres supports avaient également été saisis pour être exploités afin de déterminer si un éventuel passage à l’acte était prévu, avait indiqué mardi une autre source proche du dossier.

L’opération s’était déroulée dans le cadre de « visites administratives » autorisées par un juge parisien, « en lien avec le parquet national antiterroriste » (PNAT), avait souligné mardi la préfecture du Haut-Rhin.

Elle avait été initiée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) après un travail de renseignement, avait encore indiqué mardi la source proche du dossier.

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