Un élu Likud cherche à limiter les pouvoirs du chef de l’opposition
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Un élu Likud cherche à limiter les pouvoirs du chef de l’opposition

Shlomo Karai estime qu'il serait "dangereux" que la Liste arabe unie, 3e parti en nombre de sièges, puisse recevoir des informations sécuritaires en cas de gouvernement d'union

L'élu du Likud Shlomo Karai à la Knesset, avant l'ouverture de la session de la Knesset du nouveau gouvernement le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
L'élu du Likud Shlomo Karai à la Knesset, avant l'ouverture de la session de la Knesset du nouveau gouvernement le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Un député du Likud a annoncé vendredi qu’il présenterait un projet de loi visant à limiter les pouvoirs du chef de l’opposition au motif qu’il pourrait être occupé par le numéro un de la Liste arabe unie, Ayman Odeh, qu’il a décrit comme un « partisan du terrorisme ».

Shlomo Karai, du Likud, a déclaré qu’il demanderait l’annulation des mises à jour politiques et sécuritaires accordées au chef de l’opposition, ainsi que les informations liées à la sécurité transmises par le Shin Bet.

Le projet de loi stipule que si aucun parti d’opposition ne représente au moins 15 % des 120 sièges de la Knesset, une rotation automatique aurait lieu entre les autres partis d’opposition pour le rôle de chef, qui aura des pouvoirs réduits.

« La possibilité que le leader de la Liste arabe unie des partisans du terrorisme soit à la tête de l’opposition, avec des mises à jour de sécurité mensuelles du Premier ministre, est trop dangereuse », a affirmé M. Karai.

Le président de la Liste arabe unie, Ayman Odeh, pendant une réunion de faction à la Knesset, le Parlement israélien à Jérusalem, le 18 novembre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La Liste arabe unie a remporté un nombre record de 15 sièges lors des dernières élections à la Knesset et constitue le troisième plus grand parti au Parlement.

Il s’agit d’une alliance des partis représentant les Israéliens arabes musulmans et chrétiens, ainsi que certains Juifs de gauche. Elle a été largement dépeinte par la droite israélienne comme un parti de « partisans du terrorisme » en raison du soutien de ses membres aux Palestiniens et parfois de leur non-condamnation des attaques terroristes et celles contre les forces de sécurité israéliennes dans les Territoires palestiniens.

La proposition a été faite après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu jeudi avec le dirigeant de Kakhol lavan, Benny Gantz, de la formation d’un gouvernement d’urgence pour faire face à l’épidémie de coronavirus.

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