Un général israélien aux Gazaouïs: le Jihad islamique veut la guerre avec Israël
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Un général israélien aux Gazaouïs: le Jihad islamique veut la guerre avec Israël

L'agent de liaison militaire israélien avertit les Palestiniens que l'organisation soutenue par l'Iran "vous entraîne dans la violence", dont ils "souffriront les conséquences"

Des combattants des Brigades Al-Qods, la branche militaire du groupe terroriste du Jihad islamique, participent à une marche militaire dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 15 novembre 2018. (Abed Rahim Khatib/ Flash90)
Des combattants des Brigades Al-Qods, la branche militaire du groupe terroriste du Jihad islamique, participent à une marche militaire dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 15 novembre 2018. (Abed Rahim Khatib/ Flash90)

L’agent de liaison militaire israélien avec les Palestiniens a averti lundi les résidents de la bande de Gaza que l’organisation terroriste palestinienne du Jihad islamique tentait activement de déclencher une nouvelle guerre dans la région.

Dans un communiqué en langue arabe, le Maj. Gen. Kamil Abu Rukun — dont la fonction officielle est celle de Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) — a fait savoir aux Gazaouïs qu’ils en seraient les principales victimes si un autre cycle de violence éclatait.

« Des éléments hostiles proches et lointains, tentant de déclencher une guerre, vous entraînent dans la violence et détruisent la stabilité et la sécurité de votre maison », a ainsi mis en garde Abu Rukun.

« Le Jihad islamique, pour servir l’Iran, déstabilise encore et encore la région et nuit à sa sécurité », a-t-il dénoncé. « C’est vous qui allez en subir les conséquences ».

Depuis le début du mois d’août, un regain de tirs de roquettes et de tentatives d’infiltrations de la part de Palestiniens armés à la frontière gazaouïe avec Israël a donné lieu à des frappes aériennes sur des cibles du Hamas, menaçant un cessez-le-feu fragile conclu entre Israël et l’organisation terroriste au pouvoir dans l’enclave.

Dans une vidéo en arabe, le général Kamil Abu Rukun avertit les Palestiniens de ne pas s’approcher de la clôture frontalière de Gaza, le 15 novembre 2018 (Capture d’écran)

Dimanche soir, trois roquettes ont en effet été tirées sur le sud d’Israël depuis l’enclave, provoquant des dégâts matériels sans faire de blessé et suscitant la reprise des frappes israéliennes, ainsi que la réduction de moitié, lundi, des livraisons de carburant dans le territoire.

La COGAT a indiqué que la décision concernant l’approvisionnement de la centrale électrique avait été prise par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui dirige aussi le ministère de la Défense.

« Israël défendra ses citoyens, quoi que fassent vos dirigeants et leurs alliés », a ajouté Abu Rukun. « Apparemment, les organisations de Gaza font passer les intérêts de l’Iran avant les vôtres ».

Les attaques à la roquette sont survenues en pleine montée des tensions dans tout le Moyen-Orient, alors qu’Israël se prépare au combat contre l’Iran et ses agents dans différents pays.

Téhéran verse des dizaines de millions de dollars chaque année aux organisations terroristes de la bande de Gaza, principalement au Jihad islamique palestinien et au Hamas.

Le Hamas a nié être à l’origine du dernier tir de roquette. « Le Hamas annonce ses opérations, et cela n’a pas été le cas hier. Ce sont des excuses pour poursuivre l’agression contre Gaza », a affirmé le porte-parole Hazem Qassim, cité par la chaîne Kan lundi.

Un manifestant palestinien utilise une fronde pour jeter des pierres durant un affrontement au bord de la frontière avec Israël à l’est de la bande de Gaza, le 16 août 2019 (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Israël dit tenir l’organisation terroriste gouvernant l’enclave pour responsable de toutes les attaques émanant du territoire. Après les tirs de roquettes mercredi et jeudi soir, l’armée israélienne a accusé le Jihad islamique et appelé le Hamas à contenir l’organisation.

Vendredi, l’envoyé qatari Mohammed Al-Emadi s’est rendu dans la bande avec de l’argent liquide que Doha octroie aux terroristes du Hamas dans le cadre d’un cessez-le-feu officieux conclu entre l’État juif et le Hamas. La distribution de l’argent à des familles nécessiteuses a commencé dimanche matin.

Les versements ont été décidés en vertu d’un accord plus vaste conclu entre des représentants de l’ONU et des officiels égyptiens pour mettre un terme aux nombreuses flambées de violence entre les deux camps, qui se sont affrontés lors de trois guerres depuis 2008, pour contribuer à la stabilisation du territoire et empêcher une crise humanitaire.

L’AFP et Judah Ari Gross ont contribué à cet article.

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