Un graffiti antisémite et homophobe découvert à l’Université Brown
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Un graffiti antisémite et homophobe découvert à l’Université Brown

Les inscriptions "Les homos vont mourir" et « Holocauste 2.0 » ont été griffonnées devant le dortoir d'étudiants juifs

Le Robinson Hall de l'Université Brown, à Providence, Rhode Island, en 2009. (Crédit : Wikipedia / chensiyuan / GFDL)
Le Robinson Hall de l'Université Brown, à Providence, Rhode Island, en 2009. (Crédit : Wikipedia / chensiyuan / GFDL)

Des messages antisémites et homophobes ont été écrits sur les murs d’une résidence universitaire de la célèbre université Brown aux Etats-Unis.

L’acte de vandalisme découvert vendredi matin à la Providence School, à Rhode Island, est survenu quelques jours après l’annulation du discours de l’éminente activiste transgenre afro-américaine Janet Mock face aux étudiants juifs du groupe Hillel de l’Université Brown, après que celle-ci ait essuyé des critiques pour avoir soutenu le groupes juif qui « enjolive » le traitement des Palestiniens par Israël.

Sur le graffiti découvert dans le logement étudiant « Marcy Maison », écrit au marqueur noir, on pouvait lire « les homos vont mourir » et « Holocauste 2.0 », selon le journal étudiant du campus Brown Daily Herald.

Une fraternité juive, Beta Rho Pi, est logée dans le bâtiment et de nombreux étudiants LGBT y vivent également, selon le journal. Les membres de la fraternité juive et Zeta Delta Xi, une fraternité étudiante également logée dans le bâtiment, ont effacé les graffitis la même nuit où ils ont été découverts.

« Un message était juste en face de ma chambre, apparemment en réaction à l’écriture en hébreu et à la mezouza sur ma porte », a écrit l’étudiant Sam Rubinstein, membre de la fraternité Zeta Delta Xi, dans un courriel à The Herald qu’il a également publié sur Facebook.

Les deux fraternités ont publié une déclaration conjointe.

« Nous sommes dévastés et indignés que ce crime haineux antisémite et homophobe – et pour être clair, il s’agit d’un crime haineux – ait eu lieu dans notre dortoir », écrivent-ils.

Le département de la Sécurité publique du campus aurait ouvert une enquête.

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