Un haut-responsable du Likud réclame la révocation de la citoyenneté du chef de B’Tselem
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Un haut-responsable du Likud réclame la révocation de la citoyenneté du chef de B’Tselem

David Bitan a accusé Hagai El-Ad 'd’abus flagrant de confiance’ après son discours à l’ONU

David Bitan, député du Likud  et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
David Bitan, député du Likud et président de la coalition, le 11 janvier 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef de la coalition parlementaire du gouvernement israélien de droite David Bitan, qui appartient au Likud, a demandé vendredi la déchéance de la nationalité du chef de B’Tselem, Hagai El-Ad à la suite de son apparition devant le Conseil de Sécurité la semaine dernière où il a demandé des sanctions contre les implantations en Cisjordanie.

Bitan a expliqué vendredi à la Deuxième chaîne qu’il envisage la possibilité de poursuites judiciaires contre El-Ad avec pour objectif de faire révoquer sa citoyenneté, affirmant que l’action du chef de B’Tselem constitue un « abus flagrant et problématique de confiance de la part d’un citoyen israélien envers l’état, et qu’il serait donc approprié pour lui de trouver une autre nationalité ».

Selon les analystes, l’initiative de David Bitan n’a que très peu de chance de se concrétiser car la loi ne permet de révoquer la nationalité que dans des cas avérés de « terrorisme, trahison ou espionnage ».

Zehava Gal-on, chef de file du parti de gauche Meretz, a souligné sur Twitter que même si David Bitan cherchait avant tout à « obtenir des gains politiques sur le dos de B’Tselem », ses propos étaient « très dangereux ».

El-Ad a suscité une vive colère la semaine dernière en Israël, consécutive à des propos tenus devant le Conseil de Sécurité des Nations unies où il avait dénoncé une “violence invisible et bureaucratique” qui domine la vie des Palestiniens “du berceau à la tombe”, faisant notamment allusion aux contrôles exercés lors de l’entrée et de la sortie des Territoires et les droits liés à l’agriculture.

Le discours du directeur de l’ONG avait été condamné par des politiciens israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait émis le souhait de ne plus permettre aux bénévoles du service national de s’impliquer auprès de cette organisation de gauche de défense des droits de l’Homme.

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