Un homme abattu dans une ville arabe du nord d’Israël
Un jeune homme de 21 ans avait déjà été tué en Basse-Galilée, lundi soir ; Isaac Herzog a dit aux dirigeants musulmans israéliens que la vague de criminalité est devenue une "urgence"

Un jeune homme a été abattu à Rameh, une ville arabe du nord d’Israël, dans la journée de mardi, selon les services de secours.
La victime, âgée d’environ 25 ans, a été retrouvée par les urgentistes gisant sur le sol. Elle était inconsciente et elle ne montrait aucun signe de vie.
« Nous sommes arrivés sur les lieux d’un incident violent et choquant », a commenté Charbel Assi, qui travaille pour les services de secours du Magen David Adom. Il a précisé que l’homme présentait de graves blessures par balle sur tout le corps.
La police a expliqué être arrivée sur les lieux et avoir ouvert une enquête sur cette fusillade mortelle. Aucun suspect n’a encore été arrêté.
Avec la mort de cet homme, ce sont au total 57 membres de la communauté arabe qui ont été victimes d’homicides en Israël depuis le début de l’année, selon l’organisation Abraham Initiatives, qui recense les homicides dans le secteur arabe.
Un autre homme avait déjà perdu la vie lundi dans le nord d’Israël, lundi dans la soirée, dans ce contexte de vague de criminalité incessante qui touche les communautés arabes.
La victime, identifiée par les médias israéliens comme étant Wael Khalili, 21 ans, se trouvait devant une boulangerie à Shibli-Umm al-Ghanem, une ville arabe de la Basse Galilée, lorsqu’elle a été abattue.
Selon les informations disponibles, Khalili faisait ses courses au moment des faits et n’était pas la cible des tireurs.
Appelés sur les lieux, les secours ont tenté de le réanimer tout en le transportant d’urgence vers un hôpital voisin, mais il a rapidement succombé à ses blessures.
La police, présente sur les lieux, a déclaré avoir ouvert une enquête sur ce meurtre et être à la recherche des suspects.
ضحية جريمة القتل في أم الغنم، الشاب وائل يوسف كحيلي (طحيمر) وبلغ من العمر 21 عاما.
للتفاصيل: https://t.co/lyet4j9ELo pic.twitter.com/8gXMjItSE7
— موقع عرب 48 (@arab48website) February 23, 2026
Si les homicides se poursuivent au rythme actuel, l’année 2026 s’annonce beaucoup plus meurtrière pour la minorité arabe d’Israël que l’année précédente.
Herzog : Israël en « état d’urgence »
Par ailleurs, le président Herzog a organisé un repas d’iftar à sa résidence, où il a déclaré qu’Israël était « en état d’urgence », alors que les communautés arabes sont confrontées à des violences meurtrières quasi quotidiennes.
« Il est tout simplement impossible d’accepter la réalité actuelle, avec la violence et la criminalité qui règnent dans la société arabe », a-t-il déclaré aux dirigeants de la communauté musulmane, aux religieux, aux éducateurs, aux universitaires, aux officiers de l’armée israélienne et aux membres des forces de sécurité.
Herzog a qualifié la violence de « menace de sécurité de premier ordre » et a exhorté le pays à utiliser « tous les outils à sa disposition » pour lutter contre ce fléau.
Les responsables politiques locaux et les personnalités religieuses ont dénoncé la criminalité qui sévit dans leurs communautés, mais la plupart d’entre eux rejettent la responsabilité sur les forces de l’ordre, accusant la police de négliger les homicides lorsque les victimes sont arabes.
La spirale des homicides, largement alimentée par le crime organisé de type mafieux, fait l’objet de protestations de plus en plus vives. Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité nationale, est l’une des principales cibles de la colère populaire. Les Arabes israéliens affirment en effet que la supervision de la police par ce ministre a conduit à une négligence croissante des villes arabes par les forces de l’ordre.







