Un hôpital de Gaza fustige Médecins Sans Frontières pour avoir suspendu ses services
La décision du groupe humanitaire de suspendre ses activités non essentielles à l'hôpital Nasser est due à la présence de terroristes armés et de "soupçons de transferts d'armes"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

L’hôpital Nasser de Gaza a accusé dimanche Médecins sans frontières (MSF) de « contribuer à créer un consensus » en faveur d’éventuelles attaques contre le centre hospitalier du sud de la bande de Gaza.
Le groupe humanitaire a annoncé avoir suspendu ses activités non essentielles dans cet établissement médical, en raison de la présence de terroristes armés et de « soupçons de transferts d’armes ».
L’hôpital de Khan Younès a déclaré qu’il y aurait des « conséquences graves et prévisibles » si MSF ne revenait pas sur sa décision.
Dans un communiqué de presse en anglais publié par le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le groupe terroriste palestinien du Hamas, l’hôpital a affirmé que la présence d’hommes armés « visait à assurer la sécurité du personnel et des patients ».
Selon l’hôpital, les hommes armés aperçus sur place ne sont pas des militaires, mais des policiers menant une action « protectrice, civile et légale » contre « des individus et des groupes incontrôlés » qui ont attaqué l’hôpital.
« Malgré une transparence totale et des clarifications répétées, MSF a publié des déclarations qui déforment les faits et reflètent les discours historiquement utilisés pour justifier les attaques contre les hôpitaux », a ajouté l’hôpital Nasser.
À LIRE : Des documents du Hamas révèlent son usage des hôpitaux de Gaza
L’hôpital a adressé une « notification officielle » à MSF pour lui demander de « retirer immédiatement » ses allégations.
« À défaut, cela risquerait de contribuer de manière significative à mettre en danger un établissement médical protégé, avec des conséquences graves et prévisibles », a déclaré l’hôpital.
Médecins Sans Frontières a déclaré avoir suspendu les activités médicales non essentielles à l’hôpital Nasser en raison de la présence d’hommes armés dans l’établissement médical et « d’une situation récente de suspicion de circulation d’armes ».
L’organisation humanitaire a également déclaré que des hommes armés avaient arrêté des patients.
Après l’annonce de MSF, l’armée israélienne a déclaré disposer d’informations prouvant que le Hamas utilisait le site comme quartier général pour ses hauts responsables.
« Depuis plus de deux ans, Tsahal et les autorités de la défense mettent en garde contre l’utilisation cynique par les organisations terroristes de Gaza des hôpitaux et des refuges humanitaires comme boucliers humains pour dissimuler leurs activités terroristes », a déclaré Tsahal dans un communiqué en anglais.
L’armée a ajouté que la décision de Médecins Sans Frontières était « importante, mais prise trop tard ». Cela prouve une fois de plus la nécessité de désarmer l’organisation terroriste du Hamas ».
Israël fournit depuis longtemps des preuves que les groupes terroristes palestiniens utilisent régulièrement les établissements médicaux comme bases d’opérations, en raison de leur statut protégé.
D’anciens otages ont également déclaré avoir été détenus à l’hôpital Nasser.
L’an dernier, un médecin qui sert également de porte-parole à l’hôpital Nasser a laissé entendre qu’il avait été menacé par le Jihad islamique palestinien pour avoir refusé de laisser les membres de ce groupe terroriste entrer et utiliser l’hôpital.
Au début du mois, Israël a annoncé qu’il mettait fin à toutes les activités de l’organisation à Gaza et en Cisjordanie, car celle-ci a refusé de fournir la liste de son personnel palestinien. MSF a critiqué cette décision, qui prendra effet le 1ᵉʳ mars, la qualifiant de « prétexte » pour entraver l’aide humanitaire. Israël a accusé MSF d’employer au moins deux personnes membres des groupes terroristes du Jihad islamique palestinien et du Hamas.
MSF est un fournisseur essentiel d’aide médicale et humanitaire à Gaza, en particulier depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, qui a déclenché une guerre de deux ans dans l’enclave.
la Communauté du Times of Israël !







