Un logiciel israélien de traitement du cancer du côlon s’exporte au Royaume-Uni
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Un logiciel israélien de traitement du cancer du côlon s’exporte au Royaume-Uni

L'une des plus importantes caisses médicales britanniques va utiliser le logiciel de Medial EarlySign pour dépister et accorder la priorité aux patients à risque

Photo d'illustration : Des chirurgiens pendant une opération (Crédit : Ridofranz, iStock by Getty Images)
Photo d'illustration : Des chirurgiens pendant une opération (Crédit : Ridofranz, iStock by Getty Images)

Medial EarlySign, fabricant de logiciels basés sur l’intelligence artificielle qui peuvent dépister, chez les individus, les facteurs de haut risque liés à un certain nombre de maladies, va utiliser le logiciel pour identifier les personnes présentant un risque élevé de développer un cancer du côlon.

Le modèle d’apprentissage automatique d’EarlySign – appelé ColonFlag – ne diagnostique pas directement le cancer du côlon, mais il analyse les données cliniques existantes pour prédire et distinguer les individus présentant un fort risque de développer la maladie, de manière à aider les médecins à prévoir des interventions ciblées et proactives pour garantir des soins optimaux.

Le logiciel de la firme est actuellement utilisé par des médecins de la caisse médicale israélienne Maccabi et est aussi exploité par les caisses américaines, comme Geisinger et Kaiser Permanente Northwest.

Le produit « ColonFlag » est la première solution d’EarlySign à être utilisée par Barts Health, qui prévoit d’élargir son usage des solutions EarlySigns à d’autres maladies dans un avenir proche, a indiqué la firme israélienne dans un communiqué.

« La pandémie de Covid-19 a entraîné une situation difficile dans laquelle de nombreux patients sont encore dans l’attente de traitements et de dépistages de routine, notamment pour le cancer du côlon, le quatrième cancer le plus commun au Royaume-Uni », a commenté le professeur Finbarr Cotter, chef des pathologies moléculaires et consultant pour les maladies hémato-oncologiques au sein de Barts Health dans le communiqué.

« L’intégration du programme EarlySign dans notre secteur d’activité nous a aidés à identifier avec succès les patients qui bénéficieraient le plus d’un dépistage et d’une intervention, en soutenant notre objectif qui est d’administrer des soins personnalisés et en temps nécessaire à nos malades. Nous examinons dorénavant les opportunités qui nous sont offertes d’élargir notre utilisation de la technologie EarlySigns à d’autres domaines de la santé. »

Le groupe Barts exploite cinq hôpitaux dans l’est de Londres, qui sont au service d’une population de 2,5 millions de personnes. Son centre d’oncologie, qui se trouve à l’hôpital St. Bartholomew, est le deuxième le plus important de Londres et propose les services de spécialistes dans toute la capitale et dans tout le sud-est de l’Angleterre.

Au mois de juin, EarlySign avait mis en place une initiative appelée Back2Care et qui visait à aider les caisses médicales à identifier les individus qui profiteraient le plus de soins étroitement surveillés, pour pouvoir identifier les personnes à risque qui avaient été tenues à l’écart du système médical par la pandémie de coronavirus qui a surchargé les professionnels de santé.

Dans le cadre de cette initiative, EarlySign avait créé un certain nombre de « lots » pour aider les professionnels de santé à déterminer quels étaient les patients qui auraient besoin d’être surveillés de façon plus étroite : un « lot » intervenant dans le domaine des maladies infectieuses qui permettait d’identifier les personnes présentant le plus de risque de développer des complications du Covid-19 ou de la grippe ; un « lot » sur les admissions, pour aider à comprendre quels malades seraient amenés à être admis à l’hôpital à un moment ou à un autre ; un « lot » sur le dépistage précoce – pour les personnes présentant un risque élevé de développer un cancer colorectal, du poumon, un anévrisme de l’aorte abdominale ou une forme de diabète ; ainsi qu’un « lot diabètes et complications » – qui contribue à détecter les malades présentant un risque élevé de diabète et à suivre la progression de la maladie.

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