Un Palestinien succombe à ses blessures après les émeutes à la frontière
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Un Palestinien succombe à ses blessures après les émeutes à la frontière

Fares Hajres, 26 ans, est le cinquième Gazaoui à décéder après les affrontements de samedi qui marquaient le premier anniversaire des émeutes dites de la "marche du retour"

Des manifestants palestiniens courent se mettre à l’abri de gaz lacrymogène tirés par l’armée israélienne lors des affrontements qui ont suivi une manifestation marquant le premier anniversaire des manifestations violentes de la "Marche du retour", à proximité de la frontière avec Israël à l’est de Gaza ville le 30 mars 2019. (Mahmud Hams/AFP)
Des manifestants palestiniens courent se mettre à l’abri de gaz lacrymogène tirés par l’armée israélienne lors des affrontements qui ont suivi une manifestation marquant le premier anniversaire des manifestations violentes de la "Marche du retour", à proximité de la frontière avec Israël à l’est de Gaza ville le 30 mars 2019. (Mahmud Hams/AFP)

Un Palestinien a succombé à ses blessures subies pendant les émeutes et les manifestations qui ont eu lieu à la frontière israélo-gazaouie samedi dernier, a annoncé mardi le ministère de la Santé contrôlé par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Fares Hajres, 26 ans, aurait reçu une balle dans le ventre tirée par les troupes israéliennes à la frontière, près de Khan Younis, a indiqué le ministère.

Haires serait le cinquième Gazaoui à décéder des suites de ces affrontements, après que 40 000 Palestiniens ont afflué samedi vers la frontière pour marquer le premier anniversaire des émeutes dites de la « marche du retour ».

Selon les autorités à Gaza, trois des morts étaient âgés de 17 ans et avaient pris part aux émeutes. Un autre Gazaoui est mort samedi après avoir été blessé le matin même lors d’un affrontement, avant même que les émeutes principales ne commencent. L’homme aurait fait l’objet d’un tir alors qu’il s’approchait de la clôture dans le cadre d’une manifestation nocturne.

Des soldats israéliens lancent du gaz lacrymogène sur des participants à des manifestations le long de la frontière, le 30 mars 2019, à proximité du kibboutz de Nahal Oz. (Jack GUEZ / AFP)

Au moins 300 personnes ont été blessées, légèrement pour la plupart, mais trois d’entre elles auraient des lésions plus graves.

Certains émeutiers ont lancé samedi des grenades et des explosifs en direction de la clôture du sécurité. D’autres ont lancé des pierres sur les soldats israéliens et brûlé des pneus.

Durant les émeutes, le Hamas a activement tenté de garder les émeutiers éloignés de la clôture, dans le cadre d’un accord avec Israël.

L’armée israélienne a déclaré que si les soldats ont été contraints de répondre avec « des dispositifs anti-émeutes » et d’ouvrir le feu conformément aux régulations de l’armée israélienne, la plupart des Palestiniens ayant pris part à ces émeutes-anniversaires sont restés éloignés de la frontière.

Des Palestiniens réuniès à la frontière israélo-gazaouie, à Malaka, près de Gaza City, le 30 mars 2019. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Ronen Manelis, le porte-parole de Tsahal, a déclaré que le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, avait « opéré avec une retenue jamais vue l’année dernière ».

Il a indiqué que l’armée israélienne avait vu des centaines de membres du Hamas portant des vestes oranges se positionner entre la foule et la barrière, pour empêcher les manifestants de se précipiter vers la frontière.

Israël accuse le Hamas d’encourager les émeutes et de s’en servir comme couverture pour commettre des attaques contre les soldats israéliens stationnés le long de la frontière. D’autres émeutes ont fait plusieurs dizaines de morts.

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