Un père et son fils tués à Shfaram ; 5 morts dans la communauté arabe en 24h
Les 2 hommes sont morts lors d’une fusillade ; 111 membres de la communauté arabe tués depuis le début de l'année ; des hommes armés tirent sur les fils du maire de Tuba-Zangariyye
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Un père et son fils ont été abattus à Shfaram mercredi, portant à trois le nombre de fusillades mortelles dans la ville du nord en moins de 24 heures, et à cinq le nombre total d’homicides par arme à feu dans la communauté arabe au cours de la journée écoulée.
Les secouristes du Magen David Adom appelés sur les lieux ont déclaré la mort du jeune homme de 26 ans.
La police israélienne a déclaré qu’un autre homme, âgé de 61 ans, avait été grièvement blessé lors de la fusillade. Il a été déclaré mort à l’hôpital après avoir succombé à ses blessures.
L’organisation Abraham Initiatives, un groupe qui suit depuis plusieurs années l’augmentation de la criminalité dans la communauté arabe, a identifié le père comme étant Omer Khaladi. La presse en hébreu a identifié la deuxième victime comme étant son fils, Mohammed Khaladi.
Selon la police, la fusillade est liée à des querelles entre groupes criminels. On ignore si elle est liée à l’assassinat d’un autre homme survenue dans la ville mardi en fin de journée.
Avant ces deux derniers meurtres, le maire de Shfaram, Ursan Yassin, s’adressant au site d’information Ynet, avait appelé les autorités à s’attaquer au problème de la violence meurtrière dans la communauté arabe et avait déclaré que, jusqu’à présent, il n’avait « rien vu » de la part du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.
« Le jour où je verrai qu’il fait vraiment quelque chose et qu’il met un terme à la criminalité, je l’inviterai personnellement », a-t-il déclaré.
מוחמד חלאדי ואביו עומר, בני 26 ו-61, הם הנרצחים בשפרעם pic.twitter.com/9sCFjU8HDC
— ynet עדכוני (@ynetalerts) June 28, 2023
Ben Gvir, un législateur d’extrême droite qui a fait campagne en promettant de renforcer la sécurité publique, est resté largement silencieux sur la vague de criminalité qui a grimpé en flèche depuis le début de l’année, faisant plus du double de morts qu’au cours de la même période en 2022.
Yassin a également critiqué les législateurs arabes, affirmant qu’ils « ne font pas ce qui doit être fait ».
Pendant l’interview, on a pu entendre des coups de feu tirés, apparemment à l’occasion des célébrations traditionnelles de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha.
Yassin a minimisé l’importance des coups de feu tirés en l’air à l’occasion des célébrations, bien que cette pratique soit illégale en Israël.
« Les gens s’amusent, ils font la fête et ils tirent », a-t-il déclaré, suggérant que les tireurs étaient probablement des membres de la communauté qui servent dans l’armée israélienne et qui se servaient d’armes qu’ils sont autorisés à porter.
שידרתי הבוקר לאולפן @ynetalerts משפרעם. כשהסתיים השידור שוחחתי עם ראש העירייה עורסאן יאסין ולפתע נשמעו צרורות של יריות. הוא חייך בביטול והסביר "זה חג, הלוואי שהימים שלנו יהיו כולם חגיגיים. אתה יודע אנשים נהנים,חוגגים ויורים. זה ככה צריך להיות.
צפו בדבריו:https://t.co/ggascqJMMG pic.twitter.com/GZ5niGWGsf— יאיר קראוס (@yair_kraus) June 28, 2023
La prolifération d’armes illégales dans les villes arabes est un facteur qui a facilité bon nombre de ces assassinats.
Mercredi également, des hommes armés ont ouvert le feu sur les deux fils, adolescents, de Wissam Omar, chef du conseil local de Tuba-Zangariyye.
Ce dernier a déclaré à la Douzième chaîne que les deux garçons, âgés de 17 et 19 ans, n’avaient pas été blessés lors de l’attaque, mais que leur véhicule avait été endommagé.
Depuis le début de l’année, 111 Arabes ont été tués violemment en Israël, selon l’organisation Abraham Initiatives. Parmi eux, 98 ont été tués par balles et 51 avaient moins de 30 ans. À la même date en 2022, 46 personnes de la communauté avaient été tuées.
Mardi, un adolescent et deux hommes d’une trentaine d’années ont été tués à quelques heures d’intervalle dans une série de fusillades meurtrières et d’autres incidents violents qui ont également fait près de 20 blessés dans des villes du pays.
Outre le meurtre de Shfaram, des fusillades meurtrières ont également eu lieu à Kafr Kanna et à Rahat.
Aucune arrestation n’a été signalée.
Dimanche, deux hommes ont été abattus dans la ville arabe de Nahf, dans le nord du pays.
Les autorités n’ont pas réussi à mettre fin à l’effusion de sang, malgré la promesse d’augmenter les ressources, ainsi que le nombre de policiers et de fonds destinés à répondre aux problèmes sociétaux qui sous-tendent la vague de criminalité.
De nombreux responsables locaux accusent la police qui, selon eux, n’a pas réussi à sévir contre les puissantes organisations criminelles et ignore généralement la violence, qui comprend les querelles familiales, les guerres de territoire entre mafias et la violence à l’égard des femmes.
la Communauté du Times of Israël !







