Un soldat de Tsahal bloqué en Arménie pour son service militaire
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Un soldat de Tsahal bloqué en Arménie pour son service militaire

Arik Martoyan, qui a la nationalité arménienne, n'a pas pu quitter le pays parce qu'il doit faire son service militaire

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Un soldat de l'unité de Swat du ministère arménien de la Défense tire pendant des exercices militaires en dehors de la capitale de l'Arménie Erevan le 3 octobre 2015 (Crédit : AFP PHOTO / KAREN MINASYAN)
Un soldat de l'unité de Swat du ministère arménien de la Défense tire pendant des exercices militaires en dehors de la capitale de l'Arménie Erevan le 3 octobre 2015 (Crédit : AFP PHOTO / KAREN MINASYAN)

Un soldat de Tsahal, qui a émigré de l’Arménie vers Israël alors qu’il n’était encore qu’un enfant, est coincé, en raison de problèmes administratifs, dans son pays d’origine alors qu’il rendait visite à de la famille.

Les autorités locales disent qu’il est en âge d’être enrôlé dans l’armée arménienne.

Arik Martoyan a émigré en Israël avec sa famille quand il avait cinq ans. Il a récemment reçu l’autorisation par l’armée israélienne de se rendre en Arménie il y a six semaines pour retrouver ses racines familiales.

Cependant, après son arrivée dans le pays, il a été informé par les autorités arméniennes que parce qu’il a la nationalité arménienne, il était dans l’obligation d’effectuer son service national.

Depuis lors, Martoyan se bat pour retrouver sa liberté et retourner en Israël. Il affirme que les responsables israéliens n’ont pas fait assez pour l’aider. Il a également été en contact avec ses commandants de l’armée de l’air pour obtenir leur aide.

« L’armée a dit que je dois rester ici et servir pendant deux ans », a déclaré Martoyan sur la Deuxième chaîne. « J’ai essayé de parler avec toute les autorité possible, mais personne ne veut m’aider. Tout le monde m’ignore ».

Les membres de la famille qui avaient voyagé avec lui pour les vacances sont depuis rentrés en Israël, tandis que Martoyan est resté. Il vit avec son grand-père.

« Nous étions en contact avec l’armée et le ministère des Affaires étrangères, mais pendant un mois et demi il n’y a pas eu de progrès », a déclaré sa mère. « Pour le moment il est dans le village, dans la maison de mon père. Nous lui parlons tous les jours et nous lui envoyons de l’argent, mais il est seul là-bas ».

Eyal Platek, le procureur, qui travaille sur le cas de Martoyan, a affirmé que la responsabilité incombait à l’armée israélienne de vérifier si l’un de ses soldats est éligibles pour un service militaire ou national obligatoire dans un pays étranger avant qu’il ne s’y rende.

Une source de Tsahal a indiqué que l’armée ne savait pas qu’il était un citoyen arménien et qu’il avait l’obligation d’effectuer son service national dans son pays d’origine.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué qu’il était « au courant de l’affaire et qu’elle est traitée par les autorités compétentes» du ministère.

« Il y a un mois le soldat a contacté l’ambassadeur d’Israël en Arménie, Shmuel Meirom, et lui a donné les détails de l’affaire », a ajouté le ministère. « Après avoir reçu les détails, le consul israélien en Géorgie, qui est responsable des questions consulaires en Arménie, a commencé à agir avec les autorités arméniennes afin d’aider ».

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu’il avait approché le ministre adjoint des Affaires étrangères arménien, qui a accepté d’aider à traiter de la question.

« Pendant toute cette période, le bureau des Affaires étrangères était en contact étroit avec l’armée israélienne, qui est impliquée dans la recherche d’une solution pour la question », a déclaré le ministère.

« Il est important de souligner la responsabilité personnelle que chaque citoyen a quand ils sont aussi citoyens d’un autre pays pour organiser ses affaires et son statut avec les autorités de l’Etat où il se rend ».

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