Un tenant de la ligne (très) dure élu chef du Hamas à Gaza
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Un tenant de la ligne (très) dure élu chef du Hamas à Gaza

Yahya Sinwar a été condamné à 4 peines de perpétuité avant d'être libéré en octobre 2011 dans le cadre de l'accord Shalit, auquel il était opposé

Yahya Sinwar (Crédit : capture d'écran)
Yahya Sinwar (Crédit : capture d'écran)

Le Hamas a élu lundi Yahya Sinwar, un des fondateurs de la branche armée du mouvement terroriste placé sur la liste terroriste américaine, comme son chef dans la bande de Gaza, ont indiqué des cadres du Hamas.

Le mouvement, qui tient la bande de Gaza depuis dix ans, mène depuis plusieurs mois un processus d’élections internes.

« Yahya Sinwar a été élu à la tête du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza », succédant à Ismaïl Haniyeh, a dit lundi un de ces responsables s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Haniyeh est présenté par de nombreux observateurs comme le successeur le plus probable au dirigeant actuel du mouvement terroriste Khaled Meshaal, en exil au Qatar.

Le député du Hamas Khalil al-Haya devient, lui, numéro deux du bureau politique à Gaza, ont ajouté les responsables.

Les élections, organisées à huis clos tant dans l’enclave palestinienne sous blocus israélien qu’en dehors, se poursuivent, ont-ils ajouté.

En septembre 2015, les Etats-Unis avaient inscrit Yahya Sinwar, né en 1962 dans le camp de réfugiés de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, sur leur liste de « terroristes internationaux », aux côtés de deux autres cadres du Hamas et de sa branche armée les brigades Ezzedine al-Qassam.

Ce diplômé en langue arabe a fondé la section « Majd », présentée comme une unité de renseignements au sein des Qassam.

Arrêté par Israël en 1988 pour activité terroriste, il a été condamné à quatre peines de perpétuité avant d’être libéré en octobre 2011 dans le cadre d’un accord d’échange d’un millier de prisonniers palestiniens contre la remise en liberté du soldat franco-israélien Gilad Shalit détenu pendant cinq ans par le Hamas.

Il était opposé à l’accord, indiquant qu’il n’était pas juste et qu’il préférait rester en prison afin d’obtenir un meilleur accord incluant un plus grand nombre d’agents du Hamas libérés.

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