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Une attaque de type « prix à payer » présumée dans un village de Cisjordanie

Onze véhicules ont été vandalisés et des graffitis en hébreu ont été inscrits sur les bâtiments dans le village d'Iskaka

Une voiture palestinienne avec les pneus crevés dans le village  d'Iskaka, Cisjordanie, le 2 mars 2022. (Yesh Din)
Une voiture palestinienne avec les pneus crevés dans le village d'Iskaka, Cisjordanie, le 2 mars 2022. (Yesh Din)

Les résidents palestiniens du village d’Iskaka, en Cisjordanie, se sont réveillés dans la matinée de mercredi en découvrant que leur localité avait été prise pour cible par un crime de haine apparent. Onze véhicules ont été vandalisés et des graffitis en hébreu ont été inscrits sur les bâtiments.

Des slogans disant « Ici vit l’ennemi » ou « le peuple d’Israël vivra » ont été écrits à l’aide de bombes de peinture, selon le groupe de défense des droits de l’Homme Yesh Din.

Dans un communiqué, Yesh Din a blâmé le gouvernement, la police et le système judiciaire israéliens qui, selon l’organisation, autorisent « les partisans du mouvement pro-implantation à continuer leurs troubles dans les villages palestiniens ».

« Les émeutiers savent qu’ils bénéficient d’une immunité quasi-totale, ils sont encouragés. La réalité de l’apartheid doit changer », a-t-il continué.

Les incidents de vandalisme contre les Palestiniens et contre les forces de sécurité sont appelés communément des attaques de type « prix à payer », leurs auteurs affirmant agir en représailles contre des violences palestiniennes ou contre des politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement pro-implantation.

Un responsable des forces de l’ordre a déclaré au Times of Israël que des agents se rendraient sur les lieux pour recueillir des preuves. La police, pour le moment, n’a fait aucun commentaire.

Graffiti en hébreu signifiant ‘Des ennemis vivent ici’ dans le village d’Iskaka, Cisjordanie, le 2 mars 2022. (Yesh Din)

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