Une attaque de type « prix à payer » présumée dans un village de Cisjordanie
Onze véhicules ont été vandalisés et des graffitis en hébreu ont été inscrits sur les bâtiments dans le village d'Iskaka
Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les résidents palestiniens du village d’Iskaka, en Cisjordanie, se sont réveillés dans la matinée de mercredi en découvrant que leur localité avait été prise pour cible par un crime de haine apparent. Onze véhicules ont été vandalisés et des graffitis en hébreu ont été inscrits sur les bâtiments.
Des slogans disant « Ici vit l’ennemi » ou « le peuple d’Israël vivra » ont été écrits à l’aide de bombes de peinture, selon le groupe de défense des droits de l’Homme Yesh Din.
Dans un communiqué, Yesh Din a blâmé le gouvernement, la police et le système judiciaire israéliens qui, selon l’organisation, autorisent « les partisans du mouvement pro-implantation à continuer leurs troubles dans les villages palestiniens ».
« Les émeutiers savent qu’ils bénéficient d’une immunité quasi-totale, ils sont encouragés. La réalité de l’apartheid doit changer », a-t-il continué.
פשע שנאה הלילה בכפר א-סכאכה; כתובות נאצה רוססו על בתי תושבים ו-11 רכבים ניזוקו.
תחקירן יש דין מדווח כי היום (רביעי) התעוררו תושבי א-סכאכה במחוז סלפית, וגילו שאלמונים בצעו פשע שנאה הלילה בכפר. כתובות נאצה רוססו על בתי תושבים, בזמן שמשפחות ישנו בפנים.
קרדיט צילום: יש דין. pic.twitter.com/AKZ6Ux4j9E— Fadi Amun | فادي أمون | פאדי אמון (@FadiAmun) March 2, 2022
Les incidents de vandalisme contre les Palestiniens et contre les forces de sécurité sont appelés communément des attaques de type « prix à payer », leurs auteurs affirmant agir en représailles contre des violences palestiniennes ou contre des politiques gouvernementales considérées comme hostiles au mouvement pro-implantation.
Un responsable des forces de l’ordre a déclaré au Times of Israël que des agents se rendraient sur les lieux pour recueillir des preuves. La police, pour le moment, n’a fait aucun commentaire.







