Une cour israélienne condamne un activiste d’extrême droite pour sédition
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Une cour israélienne condamne un activiste d’extrême droite pour sédition

Moshe Orbach a été condamné pour avoir écrit un guide sur la façon d'attaquer les maisons palestiniennes

Moshe Orbach (à droite) au tribunal le 18 février 2016 (Crédit : Capture d'écran Dixième chaîne)
Moshe Orbach (à droite) au tribunal le 18 février 2016 (Crédit : Capture d'écran Dixième chaîne)

La cour de Rehovot a condamné l’activiste d’extrême droite Moshe Orbach pour sédition.

C’est la première fois en une décennie qu’un tribunal israélien déclare quelqu’un coupable de cette accusation.

Orbach a été condamné pour avoir écrit un pamphlet intitulé « Le Royaume du Mal », dans lequel il a donné des détails sur la manière de brûler les maisons des Palestiniens et des instructions pour établir des cellules terroristes juives.

Orbach risque une peine de prison de cinq ans au maximum.

Selon la Dixième chaîne, le résident Bnei Brak a écrit des instructions dans le document sur la façon dont les potentiels attaquants devraient « s’armer avec un cocktail Molotov, un briquet, des gants, un marteau ou un pied de biche ».

« Vous vous rendez au village et vous recherchez une maison. Vous cassez une porte vitrée ou une fenêtre et versez de l’essence à l’intérieur ou tout simplement vous allumez un cocktail Molotov et vous le jetez », a écrit Orbach. « Afin d’empêcher les habitants de fuir, vous pouvez laisser brûler des pneus dans l’entrée de la maison ».

Le but de ces actions, a poursuivi Orbach, est « de créer autant de blessés graves que possible. Afin de les battre à mort, vous devez les frapper sur la tête pour les rendre inconscient ».

La brochure a été confisquée par des détectives d’une unité spéciale chargée des crimes à motif nationaliste quand Orbach a été arrêté après l’incendie criminel de l’église de la Multiplication des pains et des poissons près de la mer de Galilée, au mois de juin l’année dernière.

Orbach a été inculpé au mois de juillet. Selon le site Ynet, il a été libéré à cette époque et assigné à résidence en raison d’une erreur.

La dernière fois qu’un tribunal israélien a condamné quelqu’un pour sédition, c’était en 2005 au moment du retrait unilatéral d’Israël de la bande de Gaza, a signalé la Dixième chaîne.

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