Une école à Gaza cache une carte de ‘la Palestine historique’ pour une visite de Ban
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Une école à Gaza cache une carte de ‘la Palestine historique’ pour une visite de Ban

Le chef de l’ONU visite la bande et qualifie le blocus israélien sur l'enclave dirigée par le Hamas de « punition collective » qui « étouffe le peuple »

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'exprime au cours d'une conférence de presse dans une école des Nations unies à Gaza Ville, le 28 juin 2016 (Crédit : AFP/Mahmud Hams)
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'exprime au cours d'une conférence de presse dans une école des Nations unies à Gaza Ville, le 28 juin 2016 (Crédit : AFP/Mahmud Hams)

Une école dans la bande de Gaza mardi a couvert une carte de « la Palestine historique » – à savoir de l’Etat moderne d’Israël – avant la visite du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

La carte qui se trouve dans une institution de l’UNRWA, dans l’enclave dirigée par le Hamas où Ban a donné une conférence de presse a été vue sur les photos, cachées par un drap blanc.

Pierre Krähenbühl, le chef de l’agence des Nations unies qui accompagnait Ban mardi, n’a pas fait de commentaires dans l’immédiat.

Lors de sa visite dans la région, qui comprenait un arrêt dans cette école de Gaza, Ban a déploré le sort des habitants de Gaza, en disant que « la fermeture de Gaza étouffe son peuple, étouffe son économie et entrave les efforts de reconstruction ».

« C’est une punition collective pour laquelle des comptes doivent être rendus », a ajouté le secrétaire général.

Tout en s’en prenant au blocus, imposé par Israël et l’Egypte pour empêcher les dirigeants gazaouis terroristes du Hamas d’importer des armes, le chef de l’ONU a déclaré que tant que « Gaza et la Cisjordanie seraient unis sous un seul gouvernement démocratique et légitime, la perspective de Gaza serait limitée ».

Ban a rencontré mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Dans une conférence de presse conjointe, Netanyahu l’a appelé à utiliser sa position dans la communauté internationale pour aider à obtenir la libération des dépouilles de soldats israéliens retenues à Gaza, ainsi que des civils israéliens qui seraient captifs dans la bande.

Ce sujet est dernièrement devenu l’un des plus importants à l’ordre du jour d’Israël en plein accord de détente avec la Turquie qui n’inclut pas le retour des corps et des prisonniers par le Hamas.

Le secrétaire-général des Nations unies Ban Ki-moon (à g.) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont tenu une conférence de presse commune dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 28 juin 2016. (Crédit : Yonathan Sindel / Flash 90)
Le secrétaire-général des Nations unies Ban Ki-moon (à g.) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont tenu une conférence de presse commune dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 28 juin 2016. (Crédit : Yonathan Sindel / Flash 90)

Les parents ont durement protesté contre l’accord, et ils devraient prendre part à une partie de la rencontre entre Netanyahu et Ban, plus tard ce mardi.

Ban a dit qu’il comprenait les frustrations et les craintes d’Israël, mais a averti Netanyahu des dangers si une solution à deux Etats avec les Palestiniens n’était pas atteinte.

« Je vous encourage à prendre les mesures courageuses nécessaires pour empêcher une réalité d’un état de conflit perpétuel », a déclaré Ban.

« Aucune solution au conflit ne sera possible sans la reconnaissance du fait que les Palestiniens et les Juifs ont des liens historiques et religieux indéniables avec cette terre. Aucune solution ne peut passer par la violence. Elle doit être fondée sur le respect et la reconnaissance mutuels des aspirations légitimes des deux peuples ».

Ban a également soutenu la position israélienne des pourparlers directs comme étant le seul moyen de résoudre le conflit, mais il a affirmé que la communauté internationale pouvait aider.

« Aucune solution ne peut être imposée de l’extérieur. Cela doit être fondé sur des négociations directes », a-t-il dit, ajoutant qu’il travaillerait jusqu’à son dernier jour dans le bureau pour une solution.

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