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Une élue Meretz souhaite renforcer la sécurité du chef de la commission électorale

Gaby Lasky a demandé une plus grande protection pour le juge Yitzhak Amit suite au tollé provoqué par sa décision d’empêcher Amichai Chikli de se présenter sur la liste du Likud

Le président de la commission centrale électorale, Yitzhak Amit, au centre, à la Knesset, à Jérusalem, le 15 septembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président de la commission centrale électorale, Yitzhak Amit, au centre, à la Knesset, à Jérusalem, le 15 septembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une deputée du Meretz a demandé une protection accrue pour le président de la commission centrale électorale suite à la réaction de la droite après que le panel a disqualifié l’ancien législateur et dissident de Yamina, Amichai Chikli, de la liste des candidats du Likud pour les prochaines élections

La députée Gaby Lasky a envoyé une lettre jeudi au ministre de la Justice Gideon Saar, au ministre de la Sécurité intérieure Omer Barlev et à la procureure générale Gali Baharav-Miara pour demander une protection accrue pour le chef de la commission centrale électorale, le juge Yitzhak Amit et d’autres juges.

La lettre est arrivée un jour après qu’Amit a décidé que l’ancien député Yamina Amichai Chikli ne devait pas être autorisé à se présenter avec le Likud aux élections législatives du 1er novembre, car il a mis 50 jours, à partir de son éviction de Yamina, pour demander au tribunal la réparation qui a finalement abouti à son accord de démission, un délai qui, selon Amit, n’était pas raisonnable. Le Likud s’est engagé à faire appel de la décision auprès de la Haute Cour de Justice, une pratique courante dans le cycle électoral suite aux décisions de la commission centrale électorale.

Lasky a affirmé qu’à la suite de la décision d’Amit, « qu’il y a une incitation sans précédent contre les juges de la Cour suprême sur le web ».

La députée, dont le parti Meretz a demandé à la commission de disqualifier Chikli, a également rappelé les remarques faites par le président Isaac Herzog mercredi soir, exprimant ses préoccupations concernant le discours politique enflammé, plaidant pour que les Israéliens « ne laissent pas les voix de l’extrémisme et de la violence nous conduire dans un abîme de haine ».

« Les phénomènes dont le président a parlé sont dirigés contre le président de la commission centrale électorale… et les juges de la Cour suprême », a écrit Lasky dans sa lettre.

La députée du Meretz, Gaby Lasky, assistant à une réunion à la Knesset, le 21 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les militants de droite se sont déchaînés contre la décision de disqualifier Chikli, accusant Amit de rendre une décision politiquement motivée contre le législateur – qui, bien que membre du parti Yamina de Naftali Bennett, a refusé de voter avec la coalition depuis sa création.

Certains commentaires en ligne accusent Amit de vouloir interférer dans les résultats des élections pour empêcher une éventuelle victoire de la droite menée par le Likud. D’autres ont utilisé un langage plus dur, comme en atteste un message publié sur Twitter  : « N’oubliez jamais ! Le fascisme inclut la ‘persécution politique' », tandis qu’un autre a même proféré une menace de mort contre Amit.

Chikli a été écarté de Yamina en avril, dix mois après s’être opposé au parti en refusant de voter en faveur de la coalition hétéroclite qu’il avait permis de mettre en place et dirigée. En juillet, il a démissionné de son siège à la Knesset après avoir conclu un accord avec le tribunal de district de Jérusalem qui lui a permis d’éviter d’être sanctionné lors des prochaines élections.

Réagissant à la décision de l’exclure mercredi soir, Chikli a déploré cette « décision bizarre et politique », la qualifiant « d’injustice sans précédent ».

Le député Amichai Chikli lors d’une réunion de la commission de la Knesset sur la demande du parti Yamina de le déclarer « transfuge », le 25 avril 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Le législateur de Yamina occupe la 14e place sur la liste du Likud à la Knesset, place qui lui a été attribuée par le leader du Likud, Benjamin Netanyahu, dans l’une de ses trois places discrétionnaires dans des positions réalistes. Si sa disqualification est confirmée, elle annulera l’exercice d’un des placements de Netanyahu, car les listes de candidats ont été finalisées le 15 septembre et le leader du Likud ne peut pas y placer un autre politicien.

Le parti de gauche Meretz avait déposé la pétition pour éliminer Chikli de la course, affirmant qu’il n’avait pas démissionné en temps voulu après avoir quitté Yamina et qu’il devait donc être personnellement sanctionné pour se présenter avec un parti de la Knesset en novembre, conformément au règlement électoral.

La commission a accepté l’argument, le président de la commission, le juge Yitzhak Amit, estimant que Chikli a mis 50 jours à partir de son éviction de Yamina pour demander au tribunal la réparation qui a finalement abouti à son accord de démission, un délai qui, selon Amit, n’était pas raisonnable.

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