Une journaliste juive confrontée à un “harcèlement antisémite” sur une chaîne australienne
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Une journaliste juive confrontée à un “harcèlement antisémite” sur une chaîne australienne

Caroline Marcus affirme que son collègue Ben McCormack a fait de très nombreux commentaires sur Israël et sur ses origines juives

La journaliste juive australienne Caroline Marcus. (Crédit : Instagram)
La journaliste juive australienne Caroline Marcus. (Crédit : Instagram)

Une journaliste juive de la chaîne britannique Sky News a déclaré que le harcèlement subi par un ancien collègue est devenu en « antisémitisme éhonté ».

Caroline Marcus a écrit dans un éditorial publié mardi par l’édition australienne du Daily Telegraph que son collègue a recouvert son poste de travail, situé juste à côté du sien, de « dessins ignobles représentant des Juifs comme Hitler », et aurait écrit sur Facebook son opinion qu’Israël était « une p*tain de honte internationale. »

Marcus a travaillé avec Ben McCormack pour le programme « A Current Affair » de la Neuvième chaîne à Sydney, en Australie. L’antisémitisme ciblé a eu lieu en 2014. Marcus a écrit l’article après qu’un présentateur TV d’Adélaïde, en Australie, a été renvoyé pour des accusations montées de toutes pièces après avoir déposé plainte pour harcèlement contre un collègue de la rédaction.

Parmi les autres remarques antisémites que Marcus a subies, on trouvait des remarques de McCormack, en référence à la Shoah, comme « votre traitement spécial qui dure depuis 70 ans est fini. »

Marcus a écrit dans le Daily Mail que McCormack savait qu’elle était juive et que sa famille avait survécu aux nazis en Europe de l’Est. Elle a ajouté qu’elle lui avait confié lors d’une séance de médiation que sa grand-mère, qui avait cherché refuge en Israël avec le père de Marcus après la Seconde Guerre mondiale, était mourante.

« Je peux vous dire que c’était l’une des périodes les plus difficiles et les plus solitaires de ma vie », a-t-elle également écrit.

La semaine dernière, McCormack a plaidé coupable d’accusation de pornographie infantile et risque une peine de prison de 15 ans.

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