USA : Un texte qui n’avait pas été adopté par le dernier Congrès re-présenté
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USA : Un texte qui n’avait pas été adopté par le dernier Congrès re-présenté

Dans cette législation, des mesures pour sauvegarder l'aide militaire pour Israël et une protection fédérale des Etats prônant des lois de désinvestissement des groupes de boycott

Le sénateur Marco Rubio, républicain de Floride, au capitole, le 21 décembre 2018 (Crédit : AP Photo/Jose Luis Magana)
Le sénateur Marco Rubio, républicain de Floride, au capitole, le 21 décembre 2018 (Crédit : AP Photo/Jose Luis Magana)

WASHINGTON (JTA) — Le sénateur républicain Marco Rubio (Floride) a re-présenté une législation pro-israélienne qui n’avait pas été adoptée par le dernier Congrès.

Rubio, aux côtés du sénateur républicain de l’Ohio James Risch, a combiné un certain nombre de textes consacrés au Moyen-Orient lors du premier jour du Congrès pour n’en faire qu’une seule législation, redonnant un coup d’envoi au processus.

« La première chose dont se saisira le sénat dans ce nouveau Congrès sera notre loi de gestion de la crise en #Syrie & réaffirmant notre soutien à nos alliés au Moyen-Orient », a dit Rubio sur Twitter.

Parmi les textes soumis, il y a la « Loi d’autorisation d’assistance sécuritaire Etats-Unis-Israël » et qui porte le nom d’Ileana Ros-Lehtinen, membre du Congrès représentant la Floride et qui vient tout juste de prendre sa retraite après avoir tenté de faire avancer le projet au sein de l’institution.

Le projet de loi viendrait codifier l’accord signé en 2016 entre l’administration Obama et le gouvernement de Netanyahu qui garantit à Israël 38 milliards de dollars d’assistance sécuritaire sur dix ans, protégeant cette aide des éventuelles velléités contraires du président actuel ou de tout dirigeant futur.

Ros-Lehtinen était parvenue à réunir un soutien bipartisan massif et la législation était allée jusqu’à la chambre. Les alliés du texte, avec Rubio à leur tête, avaient assuré une majorité au sénat mais le sénateur républicain du Kentucky Rand Paul, opposé aux aides étrangères, avait utilisé les prérogatives sénatoriales pour le bloquer.

« Génial ! », a tweeté jeudi Ros-Lehtinen lorsque JTA a fait part de la nouvelle. « Je ne suis plus au congrès mais ma loi est encore en vie ! »

Présente également dans la loi de Rubio, la version d’une législation qui avait dépéri au dernier congrès et qui prévoyait d’établir des mécanismes de protection légales fédérales pour les Etats adoptant des lois de désinvestissement des groupes qui boycottent Israël.

Cette section est appelée le « la loi de combat contre BDS 2019 », en référence au mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions anti-israélien. Elle est différente d’un autre projet de loi sur le même sujet, plus controversé encore, qui avait échoué au congrès et qui prévoyait des amendes en cas d’adhésion au boycott de l’Etat juif.

Un certain nombre de démocrates avaient pris leurs distances face au texte, citant leurs craintes en termes de liberté d’expression et empêchant son avancée au congrès. Ses auteurs, les sénateurs Ben Cardin – démocrate du Maryland – et Rob Portman – républicain de l’Ohio – ont annoncé qu’ils retenteraient leur chance au sein du nouveau Congrès.

La législation de Rubio comprend également des sections qui renforceraient les sanctions en Syrie et réaffirmeraient l’alliance de défense passée avec la Jordanie.

Des étudiants protestent lors d’une manifestation anti-Israël à l’Université de Irvine, en Californie. (Mark Boster/Los Angeles Times via Getty Images/JTA)

De plus, au sein de la chambre américaine des représentants, Chris Smith, représentant républicain du New Jersey, a présenté une nouvelle fois une législation qui prévoirait une échéance de 90 jours pour désigner un contrôleur international de l’antisémitisme, une mesure qui bénéficie d’un soutien bipartisan.

Les groupes juifs et les législateurs ont fustigé l’incapacité du président Donald Trump à nommer une nouvelle personnalité à ce poste, laissé vacant depuis son arrivée au pouvoir. Cette mission avait été mandatée par le congrès via un texte adopté en 2004, dont Smith était également l’auteur.

« Le moment est dorénavant venu de nommer quelqu’un à ce poste et d’apporter tout le soutien nécessaire pour mener à bien cette mission importante », a commenté Smith dans un communiqué. « Les yeux du monde nous regardent, attendant que nous devenions les leaders dans la lutte contre l’antisémitisme ».

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