Viol en réunion : Détention prolongée de 6 jours pour les 7 Israéliens à Chypre
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Viol en réunion : Détention prolongée de 6 jours pour les 7 Israéliens à Chypre

La police a trouvé une trace d'ADN d'un suspect qui avait nié être allé dans la chambre d'hôtel ; trois autres échantillons ne correspondent à aucun détenu

Deux des douze Israéliens soupçonnés de viol couvrent leurs visages à leur arrivée au tribunal de Famagusta, dans la ville de  Paralamni, à Chypre, le 18 juillet 2019 (Crédit :  AP Photo/Petros Karadjias)
Deux des douze Israéliens soupçonnés de viol couvrent leurs visages à leur arrivée au tribunal de Famagusta, dans la ville de Paralamni, à Chypre, le 18 juillet 2019 (Crédit : AP Photo/Petros Karadjias)

Un tribunal de Chypre a prolongé vendredi de six jours la détention de sept Israéliens arrêtés en lien avec un viol en réunion présumé qui aurait été commis dans une chambre d’hôtel au début du mois, vingt-quatre heures après la libération de cinq autres suspects.

Les 12 Israéliens avaient été arrêtés dans la ville balnéaire d’Ayia Napa la semaine dernière, soupçonnés d’avoir participé au viol collectif d’une touriste britannique de 19 ans. Certains auraient admis avoir eu un rapport consenti avec la jeune femme, tandis que d’autres auraient seulement été présents dans la pièce au moment des faits.

Au cours de l’audience de vendredi, la police locale a révélé les résultats des examens des échantillons d’ADN trouvés sur les lieux, selon lesquels l’un d’entre eux correspondait à un suspect qui, jusqu’à présent, avait nié avoir eu des relations sexuelles avec la victime.

Trois autres échantillons ADN ne correspondaient pas aux adolescents placés en détention, ce qui semble indiquer que d’autres personnes encore pourraient être impliquées.

Les procureurs avaient réclamé une prolongation de détention de huit jours mais les deux parties se sont finalement entendues sur six jours.

Nir Yaslovitzh, avocat de certains des suspects, s’exprime aux abords du tribunal de Chypre, le 26 juillet 2019. (Capture d’écran : Twitter)

Nir Yaslovitzh, avocat de certains des suspects, a salué la libération des cinq premiers suspects jeudi, et a justifié la prolongation du placement en détention des autres en expliquant qu’il s’agit « d’une enquête professionnelle et minutieuse, qui entraînera la preuve sans équivoque qu’il n’y a eu aucun viol à Chypre ».

Sur les cinq adolescents qui ont été libérés, trois sont déjà rentrés en Israël. L’un d’entre eux a déclaré à la Douzième chaîne qu’il avait été libéré grâce à un alibi fourni par sa petite amie, qui a montré à la police des photos de lui, endormi à ses côtés, au moment où le viol en réunion présumé aurait eu lieu.

« Le selfie avec ma petite amie m’a sauvé la vie », a-t-il dit. « Je suis traumatisé, jamais je ne retournerai là-bas », a-t-il ajouté.

Un autre adolescent arrivé à l’aéroport Ben-Gurion a déclaré : « J’ai prié tous les jours pour arriver ici. Ca a été dur, un gamin israélien qui ne parle pas l’anglais, qui ne connaît rien… C’est drôle de revenir en Israël maintenant », a-t-il commenté.

Selon des articles publiés par les médias israéliens, leur libération est peut-être liée aux résultats de tests ADN à partir d’échantillons prélevés sur la scène du viol présumé, qui étaient arrivés dans la journée.

« Je ne suis pas coupable, tout va bien », a dit l’un des jeunes au site d’information Ynet.

Interrogé sur les suspects restés placés en détention, il a répondu : « Je ne suis absolument au courant de rien. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait, s’ils ont fait quelque chose. Je ne suis au courant de rien. »

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