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Washington et les pays arabes du Golfe adressent un avertissement commun à l’Iran

Les négociations indirectes entre les Américains et les Iraniens, suspendues depuis l'élection en juin d'un nouveau président en Iran, doivent reprendre fin novembre

Le président américain Joe Biden (à gauche) et le guide suprême iranien Ali Khamenei. (Crédit : Collage, AP)
Le président américain Joe Biden (à gauche) et le guide suprême iranien Ali Khamenei. (Crédit : Collage, AP)

Les États-Unis et leurs alliés arabes du Golfe ont adressé mercredi une mise en garde commune à l’Iran, accusé de « provoquer une crise nucléaire » et de déstabiliser le Moyen-Orient avec ses missiles balistiques et ses drones.

« Tous les participants ont exhorté le nouveau gouvernement iranien à saisir l’opportunité diplomatique » liée aux négociations de Vienne pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien « afin de prévenir un conflit et une crise », ont déclaré Washington et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) dans un communiqué commun, à l’issue d’une réunion à Ryad de leur groupe de travail sur l’Iran.

Ces négociations indirectes entre les Américains et les Iraniens, suspendues depuis l’élection en juin d’un nouveau président en Iran, doivent reprendre fin novembre. Elles visent à relancer l’accord de 2015 censé empêcher Téhéran d’accéder à la bombe atomique, dont les États-Unis s’étaient retirés en 2018, entraînant la violation par la République islamique de nombreuses limites à son programme nucléaire.

« L’Iran a franchi des étapes qui ne répondent à aucun besoin civil mais qui pourraient s’avérer importantes pour un programme d’armes nucléaires », ont déploré les représentants américain et d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar, de Bahreïn, d’Oman et du Koweït.

Ces pays ont aussi condamné les « politiques agressives et dangereuses » attribuées à Téhéran, dont « la prolifération et l’utilisation directe de missiles balistiques avancés » et de drones.

« Le soutien de l’Iran à des milices armées à travers la région et son programme de missiles balistiques représentent une menace claire pour la sécurité et à la stabilité », ont-ils prévenu.

Certains pays du Golfe, comme le Qatar et Oman, sont souvent considérés comme des canaux utilisés par les États-Unis pour communiquer avec l’Iran.

L’Arabie saoudite, royaume sunnite farouchement opposé à l’Iran chiite, a aussi entamé récemment un dialogue discret mais remarqué avec son voisin sous les auspices de l’Irak.

Ces pays du Golfe ont « informé » Washington « de leurs efforts pour bâtir des canaux diplomatiques efficaces avec l’Iran » afin de favoriser une désescalade des tensions, avec l’appui de la dissuasion militaire américaine.

Les participants à la réunion ont fait miroiter à la République islamique les avantages d’une amélioration des relations avec ses voisins arabes et d’une levée de sanctions américaines en cas de succès des négociations de Vienne.

Mais « ces efforts diplomatiques échoueront si l’Iran continue de provoquer une crise nucléaire », ont aussi prévenu les États-Unis et le CCG.

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