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C’est le prix de notre existence et de notre liberté ici, et nous sommes prêts à payer ce prix

Yom HaZikaron : Rivlin réclame plus d’efforts pour retrouver les disparus

Le président s’est exprimé au mur Occidental devant les familles de ceux et celles qui ont été tués au front et par des attentats terroristes

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Des soldats pendant la minute de silence précédant la cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des soldats pendant la minute de silence précédant la cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Alors que le son des sirènes marquant une minute de silence prenait fin dimanche soir, le président Reuven Rivlin a ouvert la cérémonie officielle de Yom HaZikaron pour les soldats morts au combat, parlant du prix que le pays paie pour sa liberté, et de la dette qu’il doit toujours à ceux qui ont disparu au front.

« Notre liberté est sacrée, sacrée et difficile. Nous savons qu’il y a un prix à payer pour notre existence ici, pour notre liberté. Il y a un prix, et nous sommes prêts à payer ce prix, dans le respect et la terreur », a-t-il dit devant le mur Occidental de la Vieille Ville de Jérusalem.

« Notre engagement pour le futur est aussi notre engagement pour le souvenir ; la mémoire des garçons et des filles, nos héros, nos aimés », a déclaré Rivlin pendant la cérémonie officielle de commémoration de ceux qui ont été tués au front et par le terrorisme dans les années qui ont précédé la fondation de l’Etat d’Israël, et depuis lors.

« L’endurance réelle de notre nation provient du souvenir vivant de nos racines, de notre histoire, et de nos traditions », a-t-il déclaré, ajoutant que la nation devait faire encore plus d’efforts pour retrouver les corps des soldats tués et disparus au combat.

Le président Reuven Rivlin allume la flamme du souvenir avec la veuve d'un soldat israélien mort au combat, Hagi Ben Ari, pendant la cérémonie officielle de Yom HaZikaron au mur Occidental, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Le président Reuven Rivlin allume la flamme du souvenir avec la veuve d’un soldat israélien mort au combat, Hagi Ben Ari, pendant la cérémonie officielle de Yom HaZikaron au mur Occidental, à Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : capture d’écran Deuxième chaîne)

« Nous n’oublions pas non plus les soldats qui ne sont pas revenus du champ de bataille. La tâche de ramener à la maison les soldats tombés et disparus, dont le lieu d’enterrement est inconnu, n’a pas été achevée. Notre engagement envers ces garçons reste ferme. Et ensemble, ce soir, nous transmettons nos prières pour un rétablissement total à tous les blessés qui luttent, jour après jour. »

Le Hamas, groupe terroriste qui règne sur la bande de Gaza, affirme détenir les corps de deux soldats israéliens, Hadar Goldin et Oron Shaul, tués pendant la guerre de 2014 dans la bande de Gaza. Retrouver les corps des soldats, et le prix que pourrait coûter des négociations avec le Hamas, restent des sujets douloureux pour la société israélienne.

Les corps de plusieurs autres soldats n’ont toujours pas été récupérés, notamment ceux de Yehuda Katz, Zachary Baumel et Zvi Feldman, qui ont disparu au Liban en 1982, et celui de Ron Arad, disparu en 1986.

Rivlin a également parlé des émotions qu’il ressent quand, dans son rôle de président d’Israël, il va rendre visite aux familles qui pleurent un soldat disparu.

« Comme un décret du destin maudit, j’arrive toujours trop tard, a-t-il dit. Je manque toujours la possibilité de les rencontrer. »

Depuis 1860, quand le premier quartier juif a été fondé à l’extérieur des murs de la Vieille Ville de Jérusalem, 23 544 hommes et femmes sont morts en servant au sein des services de sécurité d’Israël et de la communauté juive pré-étatique, selon les chiffres officiels.

Quatre-vingt-dix-sept noms ont été ajoutés à la liste des soldats morts cette année, dont 37 étaient des vétérans de Tsahal blessés et handicapés qui ont succombé à leurs blessures. Le bilan comprend aussi les soldats morts dans des accidents de voitures, de suicide, et d’autres causes.

Gadi Eizenkot, chef d’Etat-major de l’armée israélienne, a parlé de la force qu’il tire des familles de ceux qui sont morts.

« Vous, qui luttez jour après jour avec la perte et le vide, la force mentale dont vous faites preuve est appréciée et nous donne une grande force. »

Gadi Eizenkot, chef d'Etat-major de l'armée israélienne, pendant la cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Gadi Eizenkot, chef d’Etat-major de l’armée israélienne, pendant la cérémonie de Yom HaZikaron au mur Occidental, le lieu le plus saint du judaïsme, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 30 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

« Même si les vies des soldats morts au front ont été fauchées de par les hostilités, grâce à eux, nous pourrons dire demain sincèrement que la musique du peuple d’Israël ne s’arrêtera pas, le peuple d’Israël vit », a ajouté Eizenkot en faisant référence aux festivités de Yom HaAtsmaout, le jour de l’indépendance d’Israël, qui commence lundi soir, à la fin de Yom HaZikaron.

Lundi, à 11h00, une sirène de deux minutes a résonné, marquant le début des cérémonies de commémoration officielles dans tout le pays, auxquelles devaient assister 1,5 million d’Israéliens. La cérémonie honorant les 3 117 personnes tuées par le terrorisme commence à 13h00 au mont Herzl, à Jérusalem.

Yom HaZikaron, établi en 1951 par David Ben Gurion, alors Premier ministre et ministre de la Défense, a été fixé au 4 du mois d’Iyar, la veille de Yom HaAtsmaout, qui commence immédiatement après Yom HaZikaron lundi soir.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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