Yuval Noah Harari craint que la libéralisation LGBT suscite un retour de bâton
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Yuval Noah Harari craint que la libéralisation LGBT suscite un retour de bâton

L'auteur de "Sapiens" compare la libération des droits des LGBT à l'émancipation des Juifs au 19e siècle, qui a précédé la Shoah

Yuval Noah Harari. (Autorisation)
Yuval Noah Harari. (Autorisation)

JTA — Yuval Noah Harari, un influent historien israélien, redoute que l’acceptation croissante de l’homosexualité suscite des persécutions à une époque où cacher son homosexualité est difficile.

Dans une tribune publiée la semaine dernière dans le Guardian, l’auteur du best-seller Sapiens comparait la libération des LGBT à l’émancipation des Juifs au 19e siècle, laquelle a précédé la Shoah.

« L’histoire suit rarement une ligne droite », notait l’intellectuel homosexuel. « Rien ne permet de penser que la libéralisation LGBT s’étendra au monde entier, finisse par atteindre l’Arabie saoudite et Brunei. D’ailleurs, de violents retours de bâton homophobes sont possibles, même dans les pays les plus libéraux ».

« Pour faire une analogie historique, pensez à la situation des Juifs d’Europe », écrivait-il.

En préambule de sa tribune, il reconnaissait les progrès réalisés depuis 1969 en termes de tolérance à l’égard des lesbiennes, des gays et des personnes transgenres.

« Aux États-Unis, le républicain moyen aujourd’hui est bien plus libéral en ce qui concerne les questions LGBT que le démocrate moyen en 1969 », expliquait-il

Mais il rappelle que les personnes LGBT sont prises pour cible en Pologne, en Hongrie, en Russie et au-delà – avec les encouragements du gouvernement. La persécution des gays n’était pas, selon lui, une question politique il y a 50 ans.

« Les gens ne pourront pas fuir la persécution en se cachant dans le placard, car les nouvelles technologies rendent cela impossible », estime-t-il.

Ce mois marque le 50e anniversaire des émeutes de Stonewall à New York, considérées comme le déclenchement du mouvement des droits des homosexuels.

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