Le terroriste présumé du bus de Jérusalem “était juste un enfant ordinaire”
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Le terroriste présumé du bus de Jérusalem “était juste un enfant ordinaire”

Une source proche de la famille du terroriste palestinien présumé dit qu’il vient d’un clan important de Bethléem et a probablement été recruté par le Hamas

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo non datée de l'homme identifiée par le Hamas comme Abed al-Hamid Abu Srour, 19 ans, terroriste responsable de l'explosion du bus 12 à Jérusalem le 18 avril. Il est décédé de ses blessures le 20 avril 2016. (Crédit : autorisation)
Photo non datée de l'homme identifiée par le Hamas comme Abed al-Hamid Abu Srour, 19 ans, terroriste responsable de l'explosion du bus 12 à Jérusalem le 18 avril. Il est décédé de ses blessures le 20 avril 2016. (Crédit : autorisation)

L’homme qui a été sérieusement blessé dans l’explosion du bus lundi à Jérusalem est mort de ses blessures, a annoncé mercredi soir l’hôpital où il était soigné.

« Le blessé, gravement atteint lors de l’attaque à Jérusalem, est mort des suites de ses blessures », a indiqué l’hôpital Shaare Tzedek de Jérusalem.

L’adolescent palestinien qui a été identifié par le groupe terroriste du Hamas comme l’homme qui a placé la bombe dans le bus de Jérusalem lundi a été décrit comme « un enfant très ordinaire », a déclaré au Times of Israël mercredi soir une source qui connaît la famille.

Le Hamas a identifié le garçon de 19 ans comme un réfugié du camp al-Ayda, dans la région de Bethléem comme le terroriste, peu après l’annonce de son décès par l’hôpital Shaare Zedek. Le groupe l’a nommé comme Abed al-Hamid Abu Srour.

L’annonce du Hamas apparaît comme une revendication totale de l’attaque à la bombe, dans laquelle 21 personnes ont été blessées.

La source, qui connaît le camp al-Ayda, a donné des informations sur le suspect.

Le suspect vient de l’un des clans les plus importants de la région de Bethléem. « Si vous dites [son nom de famille] à Bethléem, sept personnes se retournent », a déclaré la source, qui a demandé à rester anonyme.

Photo non datée de l'homme identifiée par le Hamas comme Abed al-Hamid Abu Srour, 19 ans, terroriste responsable de l'explosion du bus 12 à Jérusalem le 18 avril, avec un drapeau du Hamas pendant un rassemblement. Il est décédé de ses blessures le 20 avril 2016. (Crédit : autorisation)
Photo non datée de l’homme identifiée par le Hamas comme Abed al-Hamid Abu Srour, 19 ans, terroriste responsable de l’explosion du bus 12 à Jérusalem le 18 avril, avec un drapeau du Hamas pendant un rassemblement. Il est décédé de ses blessures le 20 avril 2016. (Crédit : autorisation)

« Son cousin a été tué récemment par l’armée israélienne [pendant des affrontements] à la frontière [la ligne de démarcation pré-1967] entre Bethléem et Beit Jalah », a dit la source.

La famille Abi Srour ne pense pas que le cousin était impliqué dans les affrontements, qui ont eu lieu à la mi-janvier. Ils affirment en fait qu’il était un passant innocent, passant dans la zone en se rendant à l’université, quand il a été touché par une balle à la poitrine, a déclaré la source.

« La famille entière a été vraiment impactée par cela », a-t-il déclaré.

Aux funérailles du cousin, le suspect était « en colère », a dit la source.

Cependant, la source doutait que l’adolescent de 19 ans ait pu fabriquer ses propres explosifs et pense plutôt que le suspect a été recruté par le Hamas pour mener l’attaque.

« L’enfant était un enfant très ordinaire. La dernière fois que je l’ai vu nous étions assis dans la rue, à boire du café et fumer des cigarettes », a dit la source.

A al-Ayda où ses proches recevaient les condoléances, des posters du Hamas célébraient la mémoire du jeune homme, le présentant comme un « martyr combattant des Qassam », la branche armée du mouvement islamiste, et « l’auteur de l’opération dans le bus 12 à Jérusalem ».

Une adolescente a été sérieusement blessée et six autres personnes souffrent de blessures modérées suite à l’explosion d’une bombe lundi dans le bus 12 dans le quartier Talpiot de la capitale, selon la police et les secours. Il n’y avait pas eu de revendication immédiate pour l’attaque par des groupes terroristes ou des individus.

Micky Rosenfeld, porte-parole de la police, a confirmé mardi que les officiers cherchaient à interroger les blessés, et n’avait pas exclu la possibilité qu’ils soient des suspects potentiels.

La police vérifie un bus incendié à la suite d'une explosion à Jérusalem le 18 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)
La police vérifie un bus incendié à la suite d’une explosion à Jérusalem le 18 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI)

« L’enquête cherche à savoir comment l’engin explosif a été placé dans le bus », a dit Rosenfeld.

Si le suspect était bien responsable de l’explosion, il ne serait pas le premier terroriste de sa famille.

Au moins deux autres de ses proches, Nasser Hasan Abdul-Hamid Abu Srour et Mahmoud Jamil Hasan Abu Srour ont été libérés dans le cadre de l’accord Gilad Shalit, qui a entraîné la libération de 1 027 terroristes condamnés pour pouvoir ramener le soldat enlevé en Israël.

D’autres membres de sa famille seraient cependant plus étroitement liés au Fatah et travailleraient pour l’UNRWA (l’office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), selon la source.

Un ordre de silence a été imposé sur les détails de l’enquête et les informations concernant des suspects.

L’attaque terroriste avait brisé un calme relatif dans la ville après une vague de six mois d’attaques au couteau, à main armée et à la voiture bélier palestiniennes qui semblait s’arrêter, et a déclenché les peurs d’un retour à un type de violence que Jérusalem n’a pas connu depuis des années.

La vague terroriste de la Deuxième Intifada, entre 2000 et 2005, a vu Jérusalem fréquemment ciblée par des terroristes kamikazes dans des bus et des restaurants. L’attaque de lundi était la première bombe ciblant un bus à Jérusalem depuis 2011, quand un touriste britannique avait été tué par une bombe posée à proximité d’un arrêt d’autobus.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis lundi soir de « trouver quiconque a préparé cet engin explosif ».

« Nous réglerons nos comptes avec ces terroristes », a-t-il dit.

L’équipe du Times of Israel et l’AFP ont contribué à cet article.

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