Benjamin Netanyahu mène une guerre diplomatique contre le monde et, plus particulièrement, contre le seul allié vital d’Israël, les Etats Unis. Nous n’avions jamais assisté à une telle situation. Et cela n’amènera pas d’autres amis aux côtés de l’état juif.

Israël jouit d’un vote de solidarité au sein de l’Assemblée Générale des Nations Unies mais n’a aucun vote au Conseil de Sécurité.

Israël a été annihilé lors du vote survenu au Conseil de Sécurité vendredi, qui a demandé à ce que soient stoppées toutes les activités d’implantations et qui a désigné toutes les terres capturées à la Jordanie lors de la Guerre de 1967, qui comprennent le mont du Temple et le mur Occidental, comme « territoires palestiniens occupés ».

L’espoir du Premier ministre est qu’il puisse conjurer davantage de défaites potentielles diplomatiques – qui pourraient se révéler dévastatrices – et qui sont actuellement entre les mains de l’administration sortante d’Obama via un mélange de plaidoyers, de menaces et de boycotts. Il voit arriver à l’horizon la prochaine administration de Donald J. Trump.

Pour Netanyahu, elle ne peut pas arriver encore assez tôt.

L’assertion publique répétée par Netanyahu est que le président américain Barack Obama a mis en scène tout le programme pour humilier et abandonner Israël au sein du Conseil de Sécurité.

Pourquoi un président qui venait tout juste d’autoriser la plus importante aide militaire de l’histoire ferait une pareille chose ? Parce que – le Premier ministre l’a laissé entendre – Obama serait fondamentalement hostile envers l’état juif. Netanyahu ne l’a (pourtant) pas explicitement déclaré. Ce qui ne l’a pas empêché d’établir un parallèle entre la décision d’abstention prise vendredi par Obama – facilitant donc l’adoption de la Résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU – et une action similaire entreprise par le président Jimmy Carter au sein de la même instance en 1980, en notant au passage que Carter était « profondément hostile à Israël ».

Nous découvrirons presque certainement un jour, et probablement très bientôt, que, comme Netanyahu l’en a accusé, Obama avait programmé cette « embuscade » depuis le début.

De manière efficace, lors d’un discours prononcé au Forum de Saban au début du mois, le Secrétaire d’Etat John Kerry avait laissé la porte ouverte à une éventuelle abstention américaine : “Il y a un certain nombre de pays qui évoquent la possibilité d’amener des résolutions aux Nations unies”, avait-il déclaré.

« Si elles sont partiales et inéquitables, si ces résolutions sont calculées pour délégitimiser Israël, nous nous y opposerons. Manifestement, nous le ferons. Nous l’avons toujours fait. Mais cela devient plus compliqué maintenant…”

Le président américain Barack Obama (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 9 novembre 2015. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le président américain Barack Obama (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 9 novembre 2015. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

L’administration insiste, en comparaison, avec les propos tenus par le vice-conseiller à la sécurité nationale Ben Rhodes : « Nous n’avons pas esquissé cette Résolution, nous ne l’avons pas introduite. Nous avons pris cette décision lorsqu’elle est passée pour être votée ».

On ne peut toutefois pas douter du fait qu’un certain nombre d’initiatives très récentes prises par Netanyahu ont rendu cette abstention – cette décision prise par Obama de permettre à une résolution anti-israélienne d’être adoptée par le Conseil de Sécurité pour la première fois de sa présidence – plus probable.

L’envoyée à l’ONU d’Obama, Samantha Power, a cité dans son discours prononcé à l’issue du vote l’affirmation ravie récemment faite par le Premier ministre israélien que son gouvernement est « plus engagé dans les implantations qu’aucun ne l’a jamais été dans l’histoire d’Israël ».

Plus spécifiquement, elle a fait référence aux initiatives législatives au sein de l’état juif visant à légaliser rétrospectivement des douzaines d’avant-postes en Cisjordanie – une législation dont le propre Procureur Général d’Israël s’inquiète qu’elle puisse représenter une brèche dans la loi internationale et à laquelle Netanyahu s’était de prime abord opposé.

Le jeudi, à la veille du jour du vote fatal, Netanyahu avait aussi fait l’extraordinaire démarche de se tourner vers le président Trump, pas encore en exercice, et lui réclamer une intervention en vue de déjouer le passage de la résolution.

Si Obama était encore, par chance, encore hésitant, la nouvelle que le président élu – qu’il a tourné en ridicule et combattu avec tant d’amertume au nom de la candidate Clinton – pouvait s’introduire dans le champ de ses prérogatives de manière prématurée ne peut que l’avoir aidé à prendre sa décision.

Dont Jérusalem ?

Une partie de l’indignation de Netanyahu est bien fondée. La communauté internationale toute entière rejette les entreprises d’implantations et elle l’a toujours fait – pas de surprise ici.

Mais une grande partie de la communauté internationale a tenté au moins d’afficher un certain sentiment de solidarité lorsqu’il s’est agi de Jérusalem.

Netanyahu est – et c’est compréhensible – affligé que ces 12 pays du Conseil de Sécurité avec lesquels Israël entretient des relations diplomatiques aient voté en faveur d’une résolution qui détermine l’ensemble des quartiers de Jérusalem capturés en Israël pendant la guerre de 1967 comme des “Territoires palestiniens occupés”, et que les Etats Unis aient permis cela.

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne (à doite) avec l'ancien président américain Jimmy Carter, à Ramallah, le 2 mai 2015. (Crédit : AFP/Pool/Abbas Momani)

Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne (à doite) avec l’ancien président américain Jimmy Carter, à Ramallah, le 2 mai 2015. (Crédit : AFP/Pool/Abbas Momani)

Durant l’été 1980, lorsque Carter, “profondément hostile”, était en exercice et qu’Israël venait tout juste d’annexer la Vieille Ville et Jérusalem-Est, les Etats Unis s’étaient abstenus et avaient donc permis le passage de la Résolution 478, qui se référait également aux « territoires palestiniens et arabes autres occupés depuis juin 1967, dont Jérusalem ».

Mais au moins, le secrétaire d’Etat Muskie avait souligné lors de son discours devant le Conseil de Sécurité que « la question de Jérusalem doit être gérée dans un contexte de négociations en vue d’une paix au Moyen Orient qui soit globale, juste et durable… » et que cette résolution « échoue à servir l’objectif de toutes les religions qui considèrent Jérusalem comme une terre sainte. »

Il avait averti le Conseil du fait que « nous devons partager une vision commune de l’avenir de cette Vieille Ville – une ville de Jérusalem non-divisée, avec un accès libre aux lieux saints pour les croyants de toutes obédiences ».

Il n’y a eu, en comparaison, aucune référence explicite à la nécessité de déterminer l’avenir de Jérusalem par le biais de négociations, ni à la résonance de la ville pour les croyants de toutes les religions dans la présentation extensive de Samantha Power vendredi.

En 2009, lorsque Obama était allé au Caire, il avait été critiqué à juste titre pour n’être pas parvenu à souligner, dans son discours destiné au monde musulman, l’enracinement historique de la nation juive en Israël, la terre sacrée, l’ancienne capitale.

Et rien ne semble avoir été appris dans l’intervalle.

Tactique ratée

En mettant l’indignation de côté, la manoeuvre ratée de Netanyahu qui a précédé le vote donne du crédit à certains qui, parmi ses critiques, ont déploré qu’il ait sombré dans la panique.

Au vu de la sérénité et de la confiance qui émanent du personnage lors de ses apparitions publiques, et pour toute son œuvre d’apaisement dans une partie de sa coalition de droite – un impératif critique pour rester au pouvoir – la tactique qu’il a déployée jeudi a été un gâchis, et il semble maintenant déterminé continuer à créer plus de dégâts.

Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi lors d'une réunion à l'hôtel Plaza de New York, le 19 septembre 2016. (Crédit : Dominick Reuter/AFP)

Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi lors d’une réunion à l’hôtel Plaza de New York, le 19 septembre 2016. (Crédit : Dominick Reuter/AFP)

Tandis que vous pouvez justifier le fait d’appeler le prochain président pour déjouer le président actuel si vous avez bien réfléchi à la tactique à haut-risque que vous allez adopter, vous risquez d’avoir l’air plus qu’insensé si vous échouez dans cette mission et que vous finissez par perdre.

Et c’est exactement ce qu’il s’est produit. Trump a répondu à l’appel de Netanyahu, s’est tourné vers le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi et la résolution a été retirée. Une victoire à la Pyrrhus.

Dans les quelques heures qui ont suivi, le Sénégal, le Venezuela, la Malaisie et la Nouvelle Zélande ont présenté la même résolution, et cette fois-ci le président élu n’a rien pu faire. Ainsi Trump a gâché son capital pré-présidentiel, Sissi a été humilié et Israël a perdu le vote.

Netanyahu, et ceux qui le conseillent, pourraient se trouver sensiblement consternés par la réponse dénuée de toute passion qu’a apportée Trump à ce revers.

Initialement, au moins, il n’y a pas eu de défense fervente de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, aucune promesse de renversement du décret pernicieux, juste un simple tweet, plutôt insipide, que « la grande défaite d’Israël hier aux Nations Unies rendra les négociations de paix beaucoup plus difficiles ». C’est triste, mais ça se fera de toute façon !

De façon plus urgente, toutefois, le Premier ministre devrait réfléchir pour déterminer si un procédé similaire, calculé inadéquatement, se joue encore. Ceux qui cherchent à nuire à Israël en subiront eux aussi le préjudice, a-t-il averti. C’est “le chant du cygne du vieux monde, des anti-Israël”, a-t-il déclaré dans la soirée de samedi.

Bientôt Trump sera président, et ceux qui se prêtent à l’Israël-bashing devront payer.

Mais il y a deux failles majeures dans cet argument. Trump n’est pas encore président. Et tous ceux qui ont voté en faveur de cette résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU n’abominent pas Israël.

Ambassador Dan Shapiro meets PM Benjamin Netanyahu in Jerusalem, November 7, 2012. (photo credit: Amos Ben Gershom/GPO)

L’ambassadeur Dan Shapiro (à gauche) rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem en novembre 2012. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Et pourtant, Netanyahu les a tous pris à partie. Avec un manque d’amabilité qu’il fustigerait à juste titre dans le cas inverse, il a réprimandé les ambassadeurs des 12 pays ayant voté en faveur de la résolution avec lesquels Israël entretient des relations diplomatiques lors d’un sévère savon passé le jour de Noël. Imaginez le scandale où un pays hôte ferait la même chose avec un envoyé israélien le jour de, disons, Rosh Hashana.

Il a ordonné à ses ministres de revoir à la baisse leurs accords avec ces 12 pays. Il a annulé, ou choisi de ne pas programmer, une réunion – tout dépend de la version de l’histoire – avec la Première ministre britannique Theresa May lors du Forum Économique Mondial qui se tiendra à Davos le mois prochain.

Theresa May, qui, la semaine dernière, s’était enthousiasmée face au pays “remarquable” qu’est Israël à l’occasion d’un déjeuner de l’organisation Conservative Friends of Israel, dans un discours rempli d’admiration et d’empathie pour l’état juif. De la même façon, il a choisi de ne pas arranger une rencontre avec le président chinois Xi Jinping, un pays pour lequel le renforcement des liens a été une priorité pour Netanyahu pendant des années.

Il a rappelé par ailleurs ses ambassadeurs au Sénégal et en Nouvelle Zélande. Et il a fait annuler une visite en Israël prévue cette semaine par le Premier ministre d’Ukraine, lui-même Juif.

Prime Minister Benjamin Netanyahu lights Hanukkah candles in the Old City on Saturday, the last night of the festival (photo credit: Channel 2 screenshot)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu allume des chandelles pour Hanoukka samedi (Crédit : Capture d’écran Deuxième chaîne)

“Ils nous crachent au visage”, aurait-t-il dit à des collègues dimanche. “Nous répondrons avec puissance”.

Mais nous sommes un seul et unique, un petit pays d’Israël, et il est dans notre intérêt d’élargir le soutien à notre cause parmi les nations pour nous engager, pour dialoguer, pour expliquer. Nous condamnons les boycotts à juste titre. Et maintenant, Netanyahu est en train de les instituer.

Pour toute sa fureur face à la perfidie de la communauté internationale, son sentiment de rancune et d’injustice, la question qu’on doit lui poser est : Est-ce que ça va marcher ?

L’administration Obama doit encore passer un peu plus de trois semaines à la barre. Kerry a indiqué qu’il ferait bientôt un discours pour faire part de sa vision du Moyen Orient.

Le 15 janvier, la France réunira un sommet consacré au conflit israélo-palestinien et Netanyahu craindrait dorénavant que l’administration sortante américaine, capable de ruse, en coordination avec les membres du Quartet pour le Moyen Orient — Russie, l’UE et l’ONU vilipendée – utilisent cette rencontre pour esquisser une seconde résolution pour le Conseil de Sécurité de l’ONU qui permette de sauvegarder les paramètres d’un état palestinien.

Pour citer encore Kerry lors du Forum de Saban, « nous nous sommes toujours dressés contre l’imposition d’une « solution de statut final ». Mais dans l’atmosphère actuelle remplie de frénésie, Netanyahu — à tort ou à raison – voit le danger.

Il a averti samedi que les amis d’Israël au Congrès pourraient établir une législation visant à punir les états et les administrations, comme l’ONU, qui tentent de nuire à Israël. « Nous ne laisserons personne faire du mal à l’Etat d’Israël », a-t-il juré.

Mais la vérité gênante est que tandis que 14 nations ont soutenu la Résolution 2334, et que les Etats Unis ont choisi de ne pas s’y opposer, ces pays ne sont pas tous des ennemis d’Israël, et de loin, et que les Etats Unis ne sont pas non plus l’ennemi de l’Etat Juif.

La République tchèque et Panama auraient pu, et auraient pu seulement, avoir voté non ou s’être abstenus, mais disons-le, le monde entier rejette les entreprises d’implantations – tout simplement. Et une grande partie du monde, comme l’a récemment souligné Netanyahu avec enthousiasme, soutient largement Israël ou se dirige dans cette direction.

L'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Samantha Power devant le Conseil de sécurité après s'être abstenu sur une résolution anti-implantations, le 23 décembre 2016. (Crédit : capture d'écran Nations unies)

L’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Samantha Power devant le Conseil de sécurité après s’être abstenu sur une résolution anti-implantations, le 23 décembre 2016. (Crédit : capture d’écran Nations unies)

Avec toutes les menaces, les réprimandes diplomatiques, les rappels d’ambassadeurs, les visites annulées et l’imminence de l’arrivée du président Trump, il n’y a aucune raison de penser que le Conseil de Sécurité pourrait agir autrement qu’il ne l’a fait vendredi si les craintes de Netanyahu venaient à se réaliser et que le Quartet devait formuler une résolution sur l’état palestinien.

Sauf, bien sûr, que les Etats Unis, loin de brandir leur veto, voteraient oui. Ce qui laisse suggérer que Netanyahu devrait désespérément tenter d’engager le dialogue avec l’administration d’Obama, et sûrement pas se l’aliéner davantage.

Les racines du conflit Netanyahu-Obama

Mais cela nous ramène aux racines de la guerre diplomatique sans précédent menée par Netanyahu contre le monde : Il s’agit vraiment de l’apogée d’un conflit de huit ans avec l’administration Obama.

Obama n’a jamais fait la distinction entre implantations consensuelles ou plus isolées, manoeuvrant pour sauver les avant-postes. Netanyahu non plus ne l’a pas fait.

Le président a pris ses fonctions en se considérant lui-même comme un ami d’Israël mais également – contrastant avec l’administration Bush sortante – comme n’ayant pas d’empathie particulière pour la notion d’un Israël qui s’étendrait au-delà de ses frontières d’avant 1967.

Comme il l’avait dit à l’auteur qui écrit ces lignes lors d’une interview qu’il avait donnée en tant que candidat en juillet 2008 : “Israël peut chercher le ’67-plus’ et le justifier en raison du tampon dont le pays a besoin en termes de sécurité. On doit réfléchir si l’obtention de ce tampon vaut l’antagonisme de l’autre partie en lice”.

Obama s’est toujours opposé aux entreprises d’implantations et ne fait généralement pas la distinction entre les constructions à Jérusalem et celles situées à l’ouest de la barrière de sécurité, d’un côté, et les habitations construites plus profondément en Cisjordanie, sur des territoires qu’Israël devrait abandonner s’il voulait se défaire des Palestiniens, de l’autre.

 L'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie, le 28 novembre 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’avant-poste d’Amona, en Cisjordanie, le 28 novembre 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

En manoeuvrant ces dernières semaines pour tenter de sauver l’avant-poste d’Amona, construit sur des terres palestiniennes privées, en soutenant la législation qui légaliserait rétroactivement des dizaines d’autres avant-postes similaires, et en déclarant son gouvernement comme étant “plus engagé dans les activités d’implantations qu’aucun autre dans l’histoire d’Israël”, Netanyahu a, pour sa part, souligné qu’il ne fait aucune distinction entre les constructions plus consensuelles sur les lignes pré-1967 et celles situées dans les zones les plus litigieuses de Cisjordanie.

Il a tenté de conjurer le moment de vérité d’Amona pendant quelques semaines supplémentaires, jusqu’à ce qu’un président plus souple ne s’installe à la Maison Blanche, mais la Haute-Cour ne le gâtera pas plus. Pour sauver quelques avant-postes isolés, il a risqué l’emportement de la communauté internationale.

Samedi soir, Netanyahu a clamé que la Résolution 2334 avait été “la goutte d’eau qui fait déborder le vase”, cet acte de guerre diplomatique qui amènerait rapidement un “changement fondamental” dans la manière de fonctionner de l’ONU et, par extension, dans le traitement d’Israël par la communauté internationale. Eh bien, peut-être. Cela doit être sûrement une pensée réconfortante pour lui. Sauf que son agent du changement, comme il l’a découvert à son grand désarroi vendredi, n’est pas encore arrivé.

Il a fallu six jours de guerre en 1967 pour changer les paramètres de tout ce dont nous nous ravissons, de tout ce qui nous rebute, de tout ce dont nous débattons et de tout ce sur quoi nous nous affrontons. Sur le champ de bataille diplomatique, lui et Obama ont encore trois semaines et demi.