Ted Cruz, ancien candidat républicain à la présidentielle américaine et sénateur du Texas, a fustigé mercredi le président américain Barack Obama et son secrétaire d’Etat John Kerry, affirmant qu’ils étaient des « ennemis impitoyables » d’Israël, en raison de l’abstention américaine vendredi qui a permis le vote d’une résolution anti-implantations par le Conseil de sécurité des Nations unies, et d’un discours de Kerry exposant sa vision de la résolution du conflit israélo-palestinien.

Dans une critique cinglante du président sortant et de son secrétaire d’Etat, Cruz a déclaré que les deux hommes passaient les dernières semaines du mandat de leur administration à « semer le chaos dans le pays et à l’étranger » en menant des « actions […] conçues pour affaiblir et marginaliser Israël, et pour renforcer ses ennemis. »

« Ces actes sont honteux. Ils sont conçus pour garantir un héritage, et effectivement ils le font : l’histoire se souviendra et le monde comprendra pleinement qu’Obama et Kerry sont des ennemis impitoyables d’Israël », a écrit Cruz mercredi sur un réseau social.

« C’est un signe de leur radicalisme et de leur refus de défendre les intérêts américains, qu’Obama et Kerry aient choisi d’attaquer la seule démocratie inclusive du Moyen Orient, un allié fort et indéfectible des Etats-Unis, tout en fermant les yeux sur le terrorisme islamique qui croit quotidiennement », a-t-il déclaré.

Le Secrétaire d'Etat John Kerry donne un discours consacré à la paix au Moyen Orient au Département d'Etat, à Washington, le 28 décembre 2016. (Crédit : Zach Gibson/Getty Images/AFP)

Le Secrétaire d’Etat John Kerry donne un discours consacré à la paix au Moyen Orient au Département d’Etat, à Washington, le 28 décembre 2016. (Crédit : Zach Gibson/Getty Images/AFP)

Le discours de Kerry de mercredi, dans lequel il a décrit les implantations comme un obstacle central à la conclusion d’un accord, et prévenu que la solution à deux états était « en grave danger », a été jugée « scandaleuse » par Cruz, qui a également affirmé que ces propos allaient « enflammer l’antisémitisme en hausse en Europe », « encourager les mollahs [iraniens] qui haïssent Israël et qui haïssent les Etats-Unis », et faciliter les « agressions juridiques croissantes contre Israël dans les forums internationaux. »

Suite à la résolution des Nations unies, Cruz a lancé une pétition pour cesser le financement américain des Etats-Unis jusqu’à ce que la décision soit annulée, affirmant qu’il espère que la future administration Trump, avec le Congrès, soutiendra l’effort d’élimination du financement.

Cruz a déclaré qu’il attendait « avec impatience de travailler avec mes collègues des deux partis ainsi qu’avec la future administration pour planifier une nouvelle voie fondée sur les intérêts sécuritaires nationaux des Etats-Unis et une réalité lucide, pas que l’agenda mondial et les vœux pieux de l’administration Obama. »

Les critiques de Cruz ont été précédées d’autres rejets des dirigeants républicains, et notamment de Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, qui a déclaré que Kerry n’avait « pas de crédibilité pour parler de paix israélo-palestinienne. »