11 ministres, dont Le Drian, songent à des mesures pour empêcher l’annexion
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11 ministres, dont Le Drian, songent à des mesures pour empêcher l’annexion

Les ministres demandent au chef de la diplomatie de l'UE d'établir d'éventuelles "conséquences juridiques", affirmant que le temps presse

Des manifestants protestent contre le projet d'Israël d'annexer des parties de la Cisjordanie lors d'une manifestation à Bruxelles, en Belgique, le 28 juin 2020.  
(Dursun Aydemir/Anadolu Agency via Getty Images via JTA)
Des manifestants protestent contre le projet d'Israël d'annexer des parties de la Cisjordanie lors d'une manifestation à Bruxelles, en Belgique, le 28 juin 2020. (Dursun Aydemir/Anadolu Agency via Getty Images via JTA)

Onze ministres des Affaires étrangères européens auraient demandé à l’Union européenne de leur fournir une liste d’actions possibles si le gouvernement israélien procédait à l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie, dans le but d’ajouter du poids aux menaces de « conséquences » que les membres du bloc ont déjà brandies face à Jérusalem.

Selon le Guardian, les ministres ont écrit au chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, et l’ont interrogé sur les éventuelles « conséquences juridiques » si Israël annexait unilatéralement quelque 30 % de la Cisjordanie, ainsi que sur les éventuelles ramifications des accords entre Jérusalem et les 28 membres du bloc.

Le document, vu par le quotidien britannique, a été signé par les ministres des Affaires étrangères de Belgique, d’Irlande, d’Italie, de France, de Malte, du Portugal, de Suède, du Danemark, du Luxembourg, des Pays-Bas et de Finlande.

« L’annexion possible par Israël de parties du territoire palestinien occupé reste un sujet de grave préoccupation pour l’UE et ses États membres », peut-on lire dans la lettre, qui met en garde contre des actions qui pourraient « contribuer à nos efforts pour dissuader l’annexion ».

Les ministres font référence à une réunion avec M. Borrell le 15 mai, disant qu’ils réitéraient une demande faite à l’époque de rédiger une « liste d’options » des réponses possibles à l’annexion.

« Nous comprenons qu’il s’agit d’une question sensible et que le calendrier est important, mais le temps est également court. Nous sommes préoccupés par le fait que la fenêtre pour dissuader l’annexion se referme rapidement », souligne la lettre.

Le ministère israélien des Affaires étrangères n’a fait aucun commentaire à ce sujet.

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