400 vignes détruites dans un acte de vandalisme anti-palestinien présumé
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400 vignes détruites dans un acte de vandalisme anti-palestinien présumé

Un rocher avec la phrase en hébreu taguée "nous atteindrons tous les endroits" a également trouvée sur les lieux près de Hébron

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Un vignoble palestinien près de Hébron où quelque 400 pieds de vigne ont été arrachés lors d'un crime de haine le 16 mai 2018. (B'Tselem)
Un vignoble palestinien près de Hébron où quelque 400 pieds de vigne ont été arrachés lors d'un crime de haine le 16 mai 2018. (B'Tselem)

La police a ouvert une enquête sur un crime de haine présumé qu’auraient commis des extrémistes juifs d’extrême droite après la découverte mercredi de 400 pieds de vigne arrachés dans un vignoble palestinien près de la ville de Hébron, en Cisjordanie, ainsi que des graffitis de menaces en hébreu.

Les forces de sécurité sont arrivées sur la propriété en périphérie du village palestinien de Beit Anun, qui appartient à deux habitants de Hébron, après que le cultivateur a découvert les vignes détruites.

Les photos prises par l’ONG de défense des droits de l’homme B’Tselem montrent la phrase en hébreu « Nous atteindrons tous les endroits », peinte à la bombe sur un rocher. Les graffitis indiquaient que l’attaque était du type « Prix à payer ». Les auteurs juifs d’extrême droite considèrent qu’il s’agit de représailles à la violence palestinienne ou à des politiques gouvernementales perçues comme hostiles au mouvement des implantations.

Les photos montrent que la plupart des jeunes vignes ont été sciées.

L’attaque est le deuxième crime de ce genre cette semaine après que les Palestiniens du quartier de Shuafat à Jérusalem-Est se sont réveillés lundi pour trouver les pneus de 20 véhicules crevés et des slogans en hébreu peints à la bombe sur les murs de plusieurs maisons dans une attaque de crime de haine présumée.

Mais l’incident de mercredi a été le premier en Cisjordanie du mois de mai, après un mois marqué par 14 attaques.

Les attaques incluaient l’abattage de dizaines d’oliviers, l’incendie d’une mosquée, des pierres lancées à travers les vitres des voitures, des pneus crevés et des graffitis appelant au meurtre d’Arabes.

La police enquête sur les différents crimes, mais aucune arrestation n’a été signalée.

Les résidents israéliens des implantations ont également subi des dommages matériels lors d’au moins un incident survenu en avril qu’ils ont imputé aux Palestiniens. Quelque 150 vignes d’un vignoble appartenant à un habitant de Tomer, dans la vallée du Jourdain, ont été arrachées pendant la nuit.

Un rocher sur la scène d’une attaque présumée de « Prix à payer » près de Hébron avec l’expression en hébreu « nous atteindrons tous les endroits », peint à la bombe le 16 mai 2018. (B’Tselem)

Deux mémoriaux construits dans le nord de la Cisjordanie à la mémoire des résidents des implantations tués dans des attentats terroristes palestiniens ont également été vandalisés ces dernières semaines.

Lundi, un cocktail Molotov a été lancé contre une maison juive dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est. Un policier qui opérait dans la région à ce moment-là a été légèrement blessé.

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