6 mois de sursis pour une députée arabe ayant insulté des policiers
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6 mois de sursis pour une députée arabe ayant insulté des policiers

Hanin Zoabi, considérée comme la bête noire de pratiquement toute la classe politique israélienne, a été reconnue coupable "d'outrage à agent public"

Hanin Zoabi à la Knesset en 2012 (Crédit : Miriam Alster/FLASh90)
Hanin Zoabi à la Knesset en 2012 (Crédit : Miriam Alster/FLASh90)

La députée arabe israélienne Hanin Zoabi (Liste arabe unie) une des personnalités les plus controversées d’Israël, a été condamnée dimanche à six mois de prison avec sursis pour avoir insulté des policiers israéliens, ont indiqué des sources judiciaires.

Sa peine de six mois de prison de sursis sera mise en application si elle est condamnée pour un délit similaire durant les deux années à venir. Elle a également été condamnée à une amende de 3 000 shekels (750 dollars).

Cette condamnation prononcée par le tribunal de district de Nazareth (nord d’Israël) fait suite à un incident survenu le 6 juillet 2014 lorsque la députée avait qualifié deux policiers arabes israéliens de « traîtres ».

Cet incident s’était produit lors de la comparution devant un tribunal de Nazareth de jeunes Arabes de la ville arrêtés après des manifestations organisées pour dénoncer la mort en juillet 2014 de Mohammed Abou Khdeir, un adolescent palestinien brûlé vif à Jérusalem par trois extrémistes juifs.

Hanin Zoabi est membre du parti Balad (3 députés) qui constitue avec d’autres formations arabes la Liste arabe unie, la troisième formation au Parlement avec 13 députés.

Avec deux autres parlementaires de Balad, Zoabi a déclenché ces derniers jours la fureur du reste de la classe politique israélienne en rencontrant les familles d’auteurs d’attentats anti-israéliens ou leurs représentants.

Le Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu les a accusés d’ « apporter leur réconfort aux familles de terroristes », affirmant qu’ils ne « méritaient pas de siéger » au Parlement et demandant au chef de cette assemblée, Yuli Edelstein, d’examiner de possibles sanctions.

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