7 soldats et 1 civil tués dans une ambuscade terroriste dans le Sinaï égyptien
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7 soldats et 1 civil tués dans une ambuscade terroriste dans le Sinaï égyptien

L'Etat islamique a également revendiqué une attaque dans le village de Bir al-Abed, où 2 soldats ont été blessés

Des soldats égyptiens dans un véhicule blindé dans le nord du Sinaï, en mai 2013. (AP)
Des soldats égyptiens dans un véhicule blindé dans le nord du Sinaï, en mai 2013. (AP)

Vendredi, une embuscade terroriste dans la Péninsule du Sinaï égyptien a tué sept soldats et un civil.

L’Etat islamique a revendique l’attaque mortelle, a annoncé Reuters, citant des sources de sécurité.

L’attaque dans la ville de Bir al-Abed a blessé deux autres soldats. L’Etat islamique a affirmé, par le biais de son agence de presse Amaq, que 15 de ses membres avaient été tués. Cette affirmation n’a pas pu être vérifiée.

La ville a été le théâtre d’une terrible attaque terroriste en 2017. Des extrémistes de l’Etat islamique ont visé une mosquée, tuant plus de 300 personnes.

Vendredi, le ministère égyptien de la Défense a déclaré que ses soldats avaient tué 118 terroristes dans la péninsule agitée sur la « période passée », notait l’article.

L’Egypte a été confronté a des violences djihadistes depuis le coup militaire de 2013 contre le président islamiste Mohamed Morsi, après des manifestations de masse contre son pouvoir alors en place depuis un an.

La violence s’est focalisée dans la péninsule du Sinaï, où l’on a vu un soulèvement islamiste contre le gouvernement égyptien et où agit une branche de l’Etat islamique. Dans le passé, certains clans bédouins ont participé à des trafics d’êtres humains et des enlèvements de masse dans le centre de la Péninsule, afin d’obtenir des rançons.

En février 2018, l’armée égyptienne a lancé une opération dans tout le pays contre les forces islamiques, principalement focalisé sur le nord du Sinaï et dans le désert occidental, le long de la frontière poreuse avec la Libye.

Il n’y a pas de données indépendantes disponibles et les régions où les principaux combats ont lieu sont très largement fermées aux journalistes. Il est donc très difficile d’avoir des chiffres précis sur les victimes.

Ces derniers jours, l’Egypte a été secouée par de rares manifestations contre le président Abdel Fattah el-Sissi.

Vendredi, la police a bloqué les rues conduisant à l’iconique place Tahrir au Caire, l’épicentre de la révolution de 2011 qui avait conduit à la chute de l’autocrate Hosni Moubarak, après des appels de l’homme d’affaires exilé Mohamed Aly pour « une marche du million » en réaction à la corruption du gouvernement.

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