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Abandon d’un projet visant à créer un nouveau quartier près du zoo de Jérusalem

Le magistrat a accepté l'appel des résidents et d'un groupe de défense des droits des animaux qui affirmaient que la construction nuirait aux locataires du zoo

Des éléphants font trempette au Zoo biblique de Jérusalem lors d'une journée torride le 27 mai 2015 (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)
Des éléphants font trempette au Zoo biblique de Jérusalem lors d'une journée torride le 27 mai 2015 (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)

La Cour de district de Jérusalem a abandonné l’approbation d’un nouveau quartier dans la capitale suite à des appels formulés par les résidents locaux et par un groupe de défense des droits des animaux affirmant que sa situation – à proximité du zoo biblique de la ville – nuirait aux animaux.

Dans leurs appels, les habitants du quartier de of Givat Massuah, au sud-ouest de Jérusalem — et adjacent au nouveau quartier prévu de Morodot Massuah — et le groupe de défense animale ‘Let the Animals Live’ ont clamé que le bruit et la poussière émanant du site de construction nuiraient au bien-être des animaux, a rapport jeudi le quotidien Haaretz.

Malgré le témoignage apporté par le directeur de la Société zoologique de Londres David Field, qui estimait qu’il était possible de prendre des mesures pour minimiser les nuisances faites aux animaux, le juge Arnon Darel a décidé d’opposer son veto après avoir accepté les arguments avancés par les plaignants, qui ont déclaré que Field n’était pas un expert en la matière et que des mesures comme planter des arbres le long de la clôture du zoo ne seraient pas suffisantes pour protéger les animaux.

Darel a également ordonné que le plan subisse un examen supplémentaire de la part du conseil municipal pour déterminer son impact sur les animaux avant d’être pris une nouvelle fois en considération.

Des girafes au zoo biblique de Jérusalem (Crédit: Miriam Alster/Flash90)
Des girafes au zoo biblique de Jérusalem (Crédit: Miriam Alster/Flash90)

L’avocat de l’association ‘Let the Animals Live’, Yossi Wolfson, a salué la décision, disant qu’elle était « une victoire pour les faibles, dont la liberté était sous-estimée, face aux intérêts immobiliers ».

Les animaux « n’ont pas besoin d’être exposés à la torture en vivant à proximité d’un immense site de construction où ils n’ont aucune possibilité de fuir. Le droit à la vie avec une souffrance minimale – même pour les animaux – est plus important que des profits immobiliers », aurait-il dit, des propos repris par Haaretz.

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