Ahed Tamini : une jeune entreprise de manipulation
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Ahed Tamini : une jeune entreprise de manipulation

Un reportage de France 2 s'interroge sur les différentes actions mises en scènes et organisées par l'activiste palestinienne provocatrice de 14 ans

Ahed Tamini mord la main d'un soldat israélien à Nabi Saleh, près de Ramallah, en Cisjordanie. (Crédit photo: Abbas Momani / AFP)
Ahed Tamini mord la main d'un soldat israélien à Nabi Saleh, près de Ramallah, en Cisjordanie. (Crédit photo: Abbas Momani / AFP)

Un reportage présenté hier soir à une heure de grande écoute au 20h de France 2 par David Pujadas dresse le portrait de Ahed Tamini, une jeune fille de 14 ans devenue, selon le journaliste, « un symbole de la contestation pro-palestinienne en Cisjordanie ».

Telle une actrice de série B, cette jeune activiste blonde (elle n’a pas la tête recouverte, contrairement à ses équipières montrées sur les vidéos et semble jouer de cet atout ‘angélique’) est connue en Israël pour ses actions volontairement mises en scène et filmées par son oncle.

Selon le reportage, qui emprunte tantôt un vocabulaire positif à l’égard d’une jeune fille, devenue « une icône », « un emblème, une ambassadrice de cette lutte asymétrique ».

Toutes les semaines, rapporte le reportage, Ahed Tamini multiplie les provocations envers Tsahal : entre jets de pierres et violentes insultes, elle n’hésite pas à en venir aux mains face à une armée israélienne qui a depuis longtemps pris l’habitude de faire face à ce type de comportements.

Elle est déjà très politisée et a rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et aussi le président Turc Erdogan. Elle a reçu un prix en 2012, alors qu’elle était âgée à l’époque de 11 ans.

Elle déclare face caméra « Erdogan ne s’intéresse pas vraiment à notre cause, n’importe quel Palestinien vaut deux Erdogan parce qu’on se bat pour notre terre, les leaders ne sont bons que pour les discours ».

En 2012, une vidéo fait connaître l’enfant qui, point levé face aux soldats, hurle « je suis plus forte que n’importe lequel de tes soldats, je vais leur refaire leur portrait ».

Le reportage de France 2 souligne qu’Ahed Tamini sait bien comment mettre à profit la présence des médias lors de ses sorties, visiblement attendues des journalistes.

Ses actions sont constamment filmées. Elle attend la caméra volontairement avant de commencer à proférer ses injures et ses actes de violence envers les soldats israéliens.

L’oncle de Ahed Tamini a d’ailleurs créé sa propre ‘agence de presse’, ou comme l’explique France 2, les enfants sont en première ligne.

Il est le réalisateur d’une vidéo qui a récemment créé une vive polémique en Israël mais aussi à l’étranger.

Cette vidéo filme un affrontement au cours duquel un soldat de Tsahal a été légèrement blessé par des manifestants qui l’ont assailli alors qu’il tentait d’arrêter un jeune garçon. Ce jeune garçon est le frère de Ahed Tamini.

Dans cette vidéo mise en ligne par des activistes palestiniens, le soldat semble retenir avec force le garçon, qui a un bras plâtré, et le serre à la gorge tout en pressant sa tête pour le tenir fermement.

L’oncle de l’enfant qui est sur place filme toute la scène sans à aucun moment venir en aide à son neveu. Il continue de filmer.

Quelques instants plus tard, un groupe de femmes palestiniennes accompagné d’Ahed Tamimi, commence à affronter le soldat et à le frapper à plusieurs reprises alors qu’il maintient le garçon. A un moment, la jeune fille lui mord la main.

Le père défend les actions de sa fille qui sont dénoncées par les autorités israéliennes comme des mises en scène vouées à la recrudescence des tensions en Cisjordanie.

Interrogé pour savoir si sa fille est « une arme de communication », le père fier répond qu’il s’agit d’une « enfant qui accomplit son devoir et ses responsabilités, nous devons convaincre les autre pays grâce à elle ».

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