Ashrawi : les “colons” sont maintenant à la Maison Blanche
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Ashrawi : les “colons” sont maintenant à la Maison Blanche

La responsable de l’OLP affirme que les opinions de “l’extrême-droite” se propagent des marges israéliennes à ses dirigeants et à présent Washington

Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), en janvier 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), en janvier 2012. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Alors que le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas se prépare à se rendre à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump, une responsable de son administration a fustigé l’équipe de Trump, affirmant que le Maison Blanche était maintenant habitée par des « colons » israéliens.

Hanan Ashrawi, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a déclaré samedi que la droite israélienne avait pénétré l’administration américaine.

« Nous disions habituellement qu’il y avait dans la coalition israélienne des colons soutenus par l’extrême-droite, qui détestent les Palestiniens, les Arabes et les musulmans. Mais aujourd’hui, nous disons qu’il y a des colons à la Maison Blanche », a-t-elle déclaré. Elle est citée par le site d’information Ynet.

« L’administration a adopté la position israélienne extrémiste de la droite [du Premier ministre Benjamin] Netanyahu, qui soutient les colonies. »

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)
Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

Trump a parlé à Abbas pour la première fois au téléphone en mars, et a invité le dirigeant palestinien à la Maison Blanche.

Abbas avait ensuite dit à Jason Greenblatt, l’envoyé spécial pour les négociations internationales de Trump, qu’il pensait qu’un accord de paix « historique » avec Israël était possible pendant le mandat de Trump.

L’administration Trump, qui a pour position que les implantations ne sont pas « un obstacle à la paix », mais « n’aident pas à faire progresser la paix », a approuvé une récente décision israélienne de restreindre la construction dans les implantations aux limites de celles-ci ou à leur proximité immédiate.

« C’est une administration très amicale, et nous devons prendre en compte les demandes du président », avait déclaré Netanyahu à son cabinet de sécurité en annonçant cette décision.

Quelques heures auparavant, le cabinet de sécurité avait approuvé la mise en place d’une nouvelle implantation en Cisjordanie, la première en 25 ans, destinée aux évacués de l’avant-poste illégal d’Amona, récemment démantelé.

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