Bar Refaeli, animatrice de l’Eurovision malgré ses déboires judiciaires
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Bar Refaeli, animatrice de l’Eurovision malgré ses déboires judiciaires

La top-model présentera le concours malgré son inculpation possible pour blanchiment d'argent des délits fiscaux. Erez Tal l'assistera

La top-model israélienne Bar Refaeli pendant une conférence de presse à Paris au mois de mars 2010 (Crédit : Thibault Camus/AP)
La top-model israélienne Bar Refaeli pendant une conférence de presse à Paris au mois de mars 2010 (Crédit : Thibault Camus/AP)

La top-model Bar Refaeli sera co-présentatrice de l’édition 2019 de l’Eurovision à Tel Aviv, a-t-il été annoncé vendredi, malgré une inculpation en suspens pour délits fiscaux pour une somme qui s’élèverait à des dizaines de millions de shekels.

Refaeli animera le célèbre concours au mois de mai aux côtés de l’animateur de télévision chevronné Erez Tal, tandis qu’Assi Azar et Lucy Ayoub seront chargés de la diffusion depuis les coulisses.

Gal Gadot avait été sollicitée pour animer l’Eurovision, une offre qu’elle aurait décliné en raison de problèmes d’emploi du temps.

Selon des informations, au début du mois, les organisateurs craignaient que Refaeli soit trop occupée avec ses déboires judiciaires pour consacrer suffisamment de temps aux répétitions de l’émission. Ils auraient été également préoccupés par les questions éthiques et d’image publique qui pourraient être soulevées par la présence sur scène d’une animatrice sous le coup d’une inculpation.

La gagnante israélienne du concours de l’Eurovision 2018, Netta Barzilai. (Capture d’écran Twitter)

Israël a remporté le droit d’accueillir le concours 2019 de l’Eurovision en gagnant l’édition 2018 grâce au titre « Toy » interprété par Netta Barzilai.

Les procureurs de l’Etat ont notifié ce mois-ci à Rafaeli ainsi qu’à ses parents Tzipi et Rafi qu’ils prévoient de les inculper – sous réserve d’une audience – pour des soupçons de blanchiment d’argent et de délits fiscaux.

L’avocat de Rafaeli a nié de manière catégorique toute malversation de la part de sa cliente, ajoutant que l’équipe qui assure la défense de la top-model était optimiste sur un éventuel rejet du dossier par les magistrats.

La supermodel israélienne Bar Refaeli et sa mère Tzipi Levin à leur domicile en 2001 (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)

Les autorités soupçonnent que Refaeli a menti lorsqu’elle a affirmé vivre en majorité à l’étranger et qu’elle n’a pas fait part aux autorités fiscales israéliennes des cadeaux onéreux et des rabais dus à sa célébrité dont elle a pu bénéficier.

De plus, elle aurait créé des entreprises à l’étranger et ouvert des comptes bancaires dans le monde entier où elle aurait placé ses avoirs pour les dissimuler aux autorités fiscales. Au même moment, elle avait donné aux autorités américaines chargées des impôts des documents affirmant qu’elle ne résidait pas aux Etats-Unis et qu’elle vivait en Israël.

La top-model, dont les nombreuses campagnes pour des entreprises célèbres ont fait d’elle l’un des visages israéliens le plus reconnus dans le monde, est également un pilier des sites people et de ragots au sein de l’Etat hébreu comme aux Etats-Unis.

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