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Bennett : « Quiconque s’essaie à attaquer des Israéliens en paiera le prix »

Le Premier ministre a également avertit les groupes terroristes de Gaza du coût "douloureux" de la perturbation du calme relatif dans le sud d'Israël

Le Premier ministre Naftali Bennett présidant une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 19 juin 2022. (Crédit: Abir Sultan/Pool Photo via AP)
Le Premier ministre Naftali Bennett présidant une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 19 juin 2022. (Crédit: Abir Sultan/Pool Photo via AP)

Le Premier ministre Naftali Bennett a mis en garde dimanche l’Iran contre les tentatives d’orchestrer des attaques terroristes contre des Israéliens à l’étranger, menaçant que quiconque s’y essaiera, en paiera le prix.

« Nous assistons actuellement à des tentatives iraniennes d’attaquer des Israéliens en divers endroits à l’étranger », a déclaré Bennett dans des remarques publiques à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem.

« Notre nouvelle règle : celui qui envoie, paiera », a prévenu Bennett selon une déclaration en anglais de ses remarques fournie par son bureau. « Nous continuerons à frapper ceux qui envoient les terroristes, et ceux qui envoient ceux qui les envoient. »

L’establishment de la sécurité israélienne agit pour déjouer de telles tentatives avant qu’elles ne puissent être mises à exécution, a déclaré Bennett.

Notant que le gouvernement a demandé aux Israéliens d’éviter tout voyage inutile en Turquie, et en particulier à Istanbul, Bennett a déclaré : « Le danger est encore grand. J’appelle les citoyens d’Israël à faire preuve de responsabilité personnelle et à préserver leur sécurité. »

La semaine dernière, Israël a exhorté ses citoyens en Turquie à quitter immédiatement le pays, craignant que des agents iraniens ne prévoient de tuer ou d’enlever des Israéliens. Ces mises en garde ont été lancées alors que des informations non vérifiées parues dans la presse indiquaient que les services de renseignement israéliens et turcs avaient déjoué ensemble plusieurs projets d’attentats planifiés par un vaste réseau d’agents iraniens et arrêté certains des suspects.

Des agents de la police anti-émeute turque marchant devant la Mosquée bleue à Istanbul, le 14 juin 2022. (Crédit: Yasin Akgul/AFP)

Le Conseil de sécurité nationale (CNS) a relevé le niveau d’alerte pour les voyages à Istanbul à son niveau le plus élevé, le plaçant aux côtés de l’Irak, du Yémen, de l’Afghanistan et de l’Iran comme des endroits que les Israéliens doivent quitter immédiatement et ne peuvent pas visiter jusqu’à nouvel ordre.

Les tensions entre Israël et l’Iran se sont considérablement accrues ces dernières semaines, suite à l’assassinat d’un officier iranien à Téhéran le mois dernier, aux frappes aériennes contre des cibles liées à l’Iran en Syrie, au discours menaçant des dirigeants iraniens et aux violations croissantes des accords nucléaires par l’Iran.

Lors de la réunion du cabinet, Bennett a également commenté le tir de roquette de samedi par des terroristes palestiniens dans la bande de Gaza sur la ville côtière méridionale d’Ashkelon. Le missile a été intercepté par les systèmes de défense aérienne israéliens et quelques heures plus tard, Tsahal a frappé plusieurs cibles du Hamas à Gaza.

Attaque contre un poste d’observation d’un groupe terroriste à Gaza, surplombant une communauté frontalière israélienne. La frappe a été effectuée en réponse à des tirs de roquettes, le 18 juin 2022. (Crédit: Capture d’écran d’une vidéo de Tsahal)

Israël tient le Hamas pour responsable de tous les tirs et attaques émanant de l’enclave côtière, quels que soient les groupes terroristes qui en revendiquent la responsabilité.

« En ce qui nous concerne, le Hamas est responsable », a déclaré Bennett.

Le Premier ministre a noté que l’année dernière a été la plus calme depuis une décennie pour les résidents du sud, les tirs de roquettes passant d’une centaine par an à seulement sept au cours des 12 derniers mois qui n’ont causé ni blessure ni dommage.

En outre, la capacité du Hamas à s’armer « est la plus faible depuis des années » en raison de la coopération avec l’Égypte et les États-Unis pour empêcher l’entrée d’armes à Gaza via le poste frontière de Rafah avec l’Égypte.

« Nous prendrons des mesures énergiques contre toute tentative visant à saper cette tranquillité », a déclaré Bennett. « Le prix que nous exigerons de l’ennemi pour chaque action contre notre peuple sera élevé et douloureux. »

Il a attribué cette paix relative à la politique de « tolérance zéro » de son gouvernement à l’égard des tirs de roquettes sur le pays, tout en ouvrant les frontières d’Israël à certains travailleurs de Gaza.

« Cela agit comme une retenue et fait également la différence entre le Hamas et les résidents [de Gaza] », a déclaré Bennett.

La semaine dernière, Israël a déclaré qu’il autoriserait 2 000 habitants de Gaza supplémentaires à entrer dans le pays pour travailler ou faire des affaires, ce qui porte le total à 14 000. Toutefois, à la suite des tirs de roquettes du week-end, ce plan a été gelé.

Le ministère de la Défense a approuvé un plan provisoire visant à porter à terme le nombre de permis pour Gaza à 20 000, ce qui représente une augmentation spectaculaire et sans précédent. Au milieu de l’année 2021, seuls 7 000 Palestiniens de Gaza avaient un permis pour travailler ou faire du commerce en Israël.

Les responsables de la sécurité israélienne affirment que le fait de permettre à davantage de Gazaouis de travailler en Israël permettra d’injecter des revenus nécessaires dans l’enclave côtière appauvrie tout en encourageant la stabilité.

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